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Société

Annonces d'Emmanuel Macron sur les prisons : "le compte n'y est pas" pour l'UFAP-UNSA en Isère

mercredi 7 mars 2018 à 8:53 Par Mathilde Carnet et Nicolas Crozel, France Bleu Isère

Une batterie de mesures pour améliorer le système pénitentiaire, mais aucun mot pour le personnel des prisons malgré le conflit social du mois dernier. Alain Chevallier, délégué UFAP-UNSA en Isère déplore "l’absence d’attention" d'Emmanuel Macron pour le personnel pénitentiaire.

Emmanuel Macron à Agen le 6 mars 2018 pour annoncer sa "refondation pénale"
Emmanuel Macron à Agen le 6 mars 2018 pour annoncer sa "refondation pénale" © AFP - Emmanuel Macron © AFP - Mehdi Fedouach

Grenoble, France

"Notre métier n’attire plus grand monde, et ceux qui y sont n’inspirent qu’à en sortir." Pour Alain Chevallier, surveillant à la maison d’arrêt de Saint-Quentin-Fallavier et délégué syndical UFAP-UNSA, les conditions de travail des personnels pénitentiaires n'ont pas été prises en compte dans la refondation pénale, annoncée hier mardi par le Président de la république

Déception et manque de considération

Une réforme pourtant destinée à améliorer le système pénal. "Après le conflit que l’on vient de connaître, on s’attendait au moins à un mot pour l’administration pénitentiaire" estime Alain Chevallier. Une déception après les mouvements de grève des surveillants de prisons au début de l'année. Violence, radicalisation, le syndicaliste dénonce le risque auquel sont exposés les surveillants de prison : "On peut surveiller des personnes radicalisées sans le savoir, on a très peu d’informations".

Si on ne va plus en prison quand on commet un délit, pas sûr qu'on ait envie d'arrêter

Peines courtes : des mesures insuffisantes

Alain Chevallier ne croit pas non plus à l’utilité des mesures que veut mettre en place le président. Ne plus appliquer les courtes peines, de moins d’un an, ne libérera pas plus de places en prison, selon lui. "Il ne reste déjà plus grand-chose des courtes condamnations avec les réductions de peines, ce n’est pas ça qui libérera des places."

Le délégué UFAP-UNSA s’inquiète aussi, "on va laisser des personnes souvent violentes en liberté". Pour lui, les mesures de refondation pénale en matière de réinsertion ne tiennent pas compte de la réalité : "Encore faut-il vouloir se réinsérer. Si dès lors qu’on commet des délits on ne va pas en prison, pas sûr qu’on n’ait plus envie d’en commettre".

Alain Chevallier délégué UFAP UNSA se dit "déçu" par les annonces d'Emmanuel Macron sur les prisons.