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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Alain Krivine à Tours ce mercredi : "il faut soutenir le mouvement des gilets jaunes"

mercredi 28 novembre 2018 à 8:50 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

Alain Krivine, leader de Mai 68 et ancien dirigeant de la LCR, vient débattre ce mercredi soir à Tours à 19h30 d'un nouveau Mai 68, à travers le mouvement des gilets jaunes. Pour lui il est très difficile de prévoir jusqu'où la colère populaire va aller.

Alain Krivine
Alain Krivine © Maxppp - La dépêche du Midi/Frédéric Charmeux/Maxppp

Tours, France

Alain Krivine, c'est un nom qui évoque forcément quelque chose tant il est (comme celui de Daniel Cohn-Bendit)  associé à Mai 68. Dirigeant de la Ligue Communiste Révolutionnaire, candidat à l'élection présidentielle en 1969 et 1974, Alain Krivine vient débattre ce mercredi soir à Tours à 19h30 d'un nouveau Mai 68, à travers le mouvement des gilets jaunes. C'est à la salle du Champ-Girault, rue Jacquemin à Tours. 

Le discours de Macron mardi, c'est pas assez concret

Au lendemain du discours d'Emmanuel Macron, Alain Krivine accordé un entretien à France Bleu Touraine. Il estime que le chef de l'Etat a dit des généralités mardi. C'était du baratin, du bla-bla. Il n'y a pas d'annonces, rien de neuf. Le leader de Mai 68, estime qu'il y a 50 ans c'était un mouvement qui prenait dans les grandes villes, alors que là ça vient de la base, et c"'est aussi la France rurale qui s'exprime. En 68, il y avait une forte participation de la jeunesse, ce qui n'est pas le cas avec le mouvement des gilets jaunes.

Les partis et les syndicats sont discrédités

Alain Krivine explique aussi que Mai 68 est survenu au moment où la gauche était forte. Aujourd'hui le PS est discrédité. Le PC traverse une crise sans précédent. Les syndicats ne vont pas bien, mais il ne faut pas les enterrer. C'est pour cela que l'extrême droite se développe. 

Je ne ferai pas de pronostics sur l'avenir du mouvement

Alain Krivine se garde bien de faire des pronostics sur la suite du mouvement. Je reste très prudent. Pour autant, je pense qu'il faut soutenir ce mouvement. Il faut soutenir les revendications, même si elles sont plus radicales. Il y a une radicalisation qui pourrait être forte. En 68, on disait 10 ans ça suffit. Aujourd'hui les manifestants sont écœurés en 1 an de Macronisme. Le chef de l'Etat va devoir tenir compte de ce mouvement beaucoup plus qu'actuellement.