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Société

Cet été, ces pompiers veilleront sur vous sur les plages bretonnes

vendredi 20 juillet 2018 à 16:18 Par Marion Bothorel, France Bleu Breizh Izel

Ils sont 180 cet été à arpenter les plages du Finistère. Jusqu’au 2 septembre et dans 32 postes de secours. Les nageurs sauveteurs sont volontaires, sportifs et souvent étudiants. Un job d’été essentiel au bon déroulement de la saison.

L'équipe des sauveteurs de La Torche en exercice
L'équipe des sauveteurs de La Torche en exercice © Radio France - Marion Bothorel

Quimper, France

Cet été, 180 nageurs sauveteurs volontaires sont déployés sur les plages du Finistère. Ces saisonniers ne font pas un job d’été comme les autres : venus parfois de loin, ils se préparent toute l’année pour être prêts dès le début de la saison. 

Palmes, shorts et... sifflet !

Antoine Nicole ne sacrifierait pas un été pour son poste de secouriste sur la plage de la Torche. Sept ans qu’il revêt tee-shirt jaune et short rouge vif et intervient avec ses palmes à la main, son kit de communication autour du cou et… son sifflet, bien sûr. 

« J’ai commencé à 17 ans et j’ai passé les épreuves de secourisme dès que j’ai pu. (…) Et j’ai fini en chef de poste où là on est effectivement chargés en responsabilités. Fonctionner en équipe, c’est des valeurs assez importantes à mes yeux » 

L'entrainement, c'est toute l'année

L’année, Antoine est étudiant en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) à Rennes. Il continue l’entraînement en piscine pour être au top de sa forme dès le début de la saison. Souvent, il nage avec des collègues qu’il retrouve sur la plage d’une année sur l’autre : « on s’entraîne ensemble et ça renforce notre cohésion. »

De gauche à droite : Gaëtan Ramond et Antoine Nicole, les deux chefs de poste à la Torche.  - Radio France
De gauche à droite : Gaëtan Ramond et Antoine Nicole, les deux chefs de poste à la Torche. © Radio France - Marion Bothorel

La cohésion de l’équipe de sauveteurs est primordiale pour intervenir rapidement : en plus des risques de noyades, ils doivent prendre en charge des insolations, des malaises, des collisions… Le chef de poste reste vigilant : « il ne faut surtout pas que le stress vienne entacher nos interventions. »  Un job d’été à responsabilités sans équivalent pour Antoine : « c’est hyper sympa, c’est beaucoup de rencontres et puis c’est agréable de porter secours ».

Un recrutement… sportif 

Il balaie la plage du plat de la main : « faut dire que l’endroit est pas mal ». Alors, "playboys des plages" les maîtres nageurs-sauveteurs ? Le job d’été attire vraiment ?

Tous les ans, il faut pourvoir une grosse centaine de postes. Le lieutenant Frédérique Toullec est responsable de la surveillance des baignades sur les plages du Finistère. Il est en charge du recrutement des jeunes sauveteurs.

« On les engage au mois de mars, ils ont au minimum un BNSSA – Brevet National de Sauvetage Aquatique – et ensuite, on leur fait une formation interne pour pouvoir répondre aux prérequis de sapeur-pompier volontaire, d'une durée proche de 20 heures. »

Le lieutenant Frédérique Toullec donne ses instructions  - Radio France
Le lieutenant Frédérique Toullec donne ses instructions © Radio France - Marion Bothorel

Frédérique Toullec l’assure : « les volontaires restent entre deux et sept ans ». Si 60% des sauveteurs saisonniers rempilent d’une année sur l’autre, il est indispensable pour le SDIS 29 (Service Départemental d’Incendie et de Secours) d’être actif sur les réseaux sociaux pour faire connaître leurs missions… et attirer les futurs saisonniers. 

Une condition toutefois : être (très) sportif, bien sûr.