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Dossier : Coronavirus Covid-19

Allongement des horaires, crainte pour son emploi... : le coronavirus a dégradé les conditions de travail

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Par , France Bleu

La crise sanitaire a entraîné une dégradation des conditions de travail pour plus de 40% des travailleurs, selon une vaste étude publiée ce vendredi 28 mai par la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail.

De nombreux travailleurs se sont plaints des conditions de travail durant la crise [photo d'illustration].
De nombreux travailleurs se sont plaints des conditions de travail durant la crise [photo d'illustration]. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN

Journées de travail qui ne se terminent pas, manque de matériel, perte de l'esprit d'équipe à cause du télétravail... Avec la crise sanitaire, les conditions de travail de nombreuses personnes se sont détériorées, d'après une étude publiée ce vendredi 28 mai par la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail. Elle a été menée au 1er trimestre 2021 auprès de 17.000 personnes en emploi (hors activité partielle totale ou fermeture administrative). Parmi ces sondés, 40 % indiquent que la crise sanitaire a entraîné une dégradation des conditions de travail.

Dégradations des conditions de travail à cause du coronavirus

L'enquête montre que même si la majorité des actifs (54%) décrivent des conditions de travail plutôt stables par rapport à l'avant-crise avec une petite minorité évoquant même une légère amélioration, ils sont nombreux à déclarer travailler plus longtemps (17%) ou avec des horaires décalés (11%). Par ailleurs, "pour un actif sur trois, le travail s’est fortement intensifié, avec néanmoins un soutien accru du collectif de travail et un sentiment renforcé de sens du travail", indique le rapport. D'après cette étude, "un actif sur dix a connu une forte dégradation des conditions de travail, du fait d’une intensification du travail combinée à un manque de moyens pour effectuer correctement son travail et à un affaiblissement du collectif".

Un travailleur sur quatre (26%) fait aussi état d'une dégradation en terme d'exigences émotionnelles, étant plus souvent "bouleversé, secoué, ému dans son travail", et la même proportion dit craindre davantage pour son emploi

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Mais le constat est plus nuancé sur d'autres aspects concernant les conditions de travail : ils sont ainsi 18% à faire état d'une amélioration en ce qui concerne le sens du travail ou en matière d'autonomie (13%), des données illustrant la diversité des situations pendant la crise

Certaines catégories de population sont particulièrement touchées. Ainsi, "les femmes, les travailleurs des secteurs de la santé, de l’action sociale et de l’enseignement, une partie des cadres et professions intermédiaires en télétravail, ont davantage vécu une intensification et une dégradation de leurs conditions de travail", selon la Dares.

Doublement du risque dépressif

Du côté de la santé, la crise sanitaire a aussi eu un impact, avec 30% des travailleurs qui déclarent un état de santé altéré en janvier 2021, contre 25% dans une précédente enquête en 2019. La dégradation est encore plus forte du point de vue de la santé psychique, souligne la Dares, avec 23% des salariés ayant un risque élevé de dépression, soit plus du double par rapport à 2019 (10%).

Par ailleurs, 18% des actifs signalaient avoir contracté le Covid-19 depuis le début de l’épidémie. Interrogées sur l'origine de leur contamination, 28% répondent qu'elle s'est "très probablement" produite dans le cadre du travail, y compris pendant les trajets et 21% disent que "c'est possible". Les autres estiment que leur contamination n'est pas liée à leur travail (31%) ou ne le savent pas (19%). Les professions les plus touchées par le Covid-19 sont aussi celles qui tendent le plus à attribuer cette contamination à leur travail : les professions de santé et celles de la sécurité (armée, police, pompiers, agents de gardiennage et de sécurité), les professionnels de l'action sociale et de l'orientation, les professionnels de l'action culturelle, sportive et de l'enseignement. Plus du tiers des caissiers et employés de libre service attribuent leur contamination à leur travail. C'est aussi le cas des techniciens des banques et assurance, essentiellement des chargés de clientèle.

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