Société

"Alsassinée": êtes-vous d'accord avec les paroles de la chanson?

Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass lundi 16 mars 2015 à 11:29

"Alsassinée": êtes-vous d'accord avec les paroles de la chanson?

Un collectif a lancé une chanson sur les réseaux sociaux le week-end dernier. Expliquant que l'Alsace a été assassinée par la fusion. Vous réagissez...

Retrouvez l'interview en intégralité de Roger Siffer, cabaretiste

Retrouvez l'interview en intégralité de Tom Mathis, l'un des interprètes d'"Alsassinée"

"Alsassinée, on m'a Alsassinée. Alsassinée, on m'a pris ma fierté... Ecartelée, on m'a privé de tout" : le refrain de la chanson est clair, et le reste du texte l'est encore plus. Le collectif Alsace qui a lancé cette vidéo sur le net estime que la fusion est dangereuse pour l'Alsace, "maintenant déchue de (ses) droits."

Elle provoque une vive polémique sur les réseaux sociaux entre ceux qui soutiennent le collectif, avec beaucoup de bravos pour "cette chanson me prend aux tripes" et les autres, qui ne se reconnaissent pas du tout dans cette chanson. "Voilà qu'ils crient à l'assassinat de l'Alsace avant même que ça se produise et ils parlent au présent ! Combien d'entre eux parlent le dialecte ? Combien connaissent la culture alsacienne ? Vous inquiétez pas, on ne va pas vous piquer ni votre choucroute ni votre munster" , peut-on lire par exemple.

"Un suicide, pas un assassinat"

"Pour nous, ce qui est important, c'est de relancer le débat", explique Tom Mathis, l'un des interprètes de la chanson. "Nous sommes cités un peu partout en France, les commentaires sont positifs ou négatifs, mais nous avons réussi à rouvrir la discussion."

Un discussion importante en ce qui concerne la culture alsacienne confirme Roger Siffer, cabarettiste et chansonnier. "Mais je ne pense pas qu'on puisse parler d'un assassinat. C'est plutôt un suicide. Il y a eu une politique de francisation, mais aussi des Alsaciens qui ont baissé les bras et qui ne transmettent pas le dialecte. Rien n'interdit aujourd'hui de parler alsacien." Roger Siffer souligne que la baisse de pratique de l'alsacien a commencé bien avant les discussions sur la réforme territoriale. "On peut me fusionner avec le Groenland, ça ne m'empêchera pas de parler alsacien."

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