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Société

Des tensions entre femmes lors du rassemblement #MeToo à Toulouse

dimanche 29 octobre 2017 à 20:08 Par Jeanne-Marie Marco, France Bleu Occitanie

Environ 200 personnes ont participé ce dimanche à Toulouse au rassemblement #MeToo contre le harcèlement sexuel. Une contre-manifestation a été organisée juste à côté pour dénoncer notamment la prostitution et le port du voile.

Une zone réservée aux femmes pour qu'elles viennent témoigner place Wilson à Toulouse
Une zone réservée aux femmes pour qu'elles viennent témoigner place Wilson à Toulouse © Radio France - Jeanne marie Marco

Toulouse, France

Les organisatrices de #MeToo espéraient ce dimanche à Toulouse un rassemblement apaisé et sans tension, c'est tout le contre qui a eu lieu au début de la manifestation. Un contre-rassemblement a été organisé juste à côté par d'autres féministes persuadées que les questions religieuses notamment devaient être évoquées pour résoudre le problème du harcèlement sexuel.

Féministes contre féministes

Difficile de s'y retrouver ce dimanche après-midi à Toulouse. Environ 200 femmes sont réunies place Wilson pour la même cause mais de violents échanges éclatent entre deux groupes. Les organisatrices du mouvement d'ampleur national #MeToo ont interdit "toutes formes de discriminations liées au genre, à la religion, à l'orientation sexuelle et romantiques, aux origines" mais d'autres féministes sont persuadées que certains de ces sujets doivent entrer dans le débat pour lutter contre le harcèlement sexuel.

Ce qu'on voulait c'était proposer un rassemblement unitaire donc les divergences du féminisme habituel nous on voulait pas entrer dans ces débats là — Maë de #MeToo

Pendant de longues minutes plusieurs femmes se sont verbalement affrontées place Wilson avec de violentes accusations " partout où les femmes sont traitées comme des merdes vous y êtes" crie Sylviane aux organisatrices de #MeToo. Maë de #MeToo est triste que des féministes se divisent "je comprends la détresse de toutes les femmes mais ce que je trouve moins légitime c'est de vouloir diviser un mouvement et de créer un contre-événement alors que si elles avaient eu envie de venir elles étaient les bienvenues".

Nous on est contre les institutions c'est à dire on est contre la prostitution et contre le voilement des femmes c'est à dire les religions qui abaissent les femmes, qui les rendent comme des paillassons — Martine du contre-rassemblement

Une zone réservée aux femmes pour libérer la parole

Les organisatrices de #MeToo ont mis en place une "zone non mixte" au centre de la place Wilson pour permettre aux femmes de témoigner, de raconter l'agression dont elles ont été victimes. Ainsi, pendant quelques heures, seules les femmes pouvaient entrer dans cette zone.

Des nappes en papier à Toulouse pour dénoncer les agressions sexuelles  - Radio France
Des nappes en papier à Toulouse pour dénoncer les agressions sexuelles © Radio France - Jeanne marie Marco

Des grandes nappes en papier ont été étendues sur la pelouse pour que les femmes puissent écrire leur agression. Des messages parfois très courts pour dénoncer les agresseurs "Il s'appelait Sam. J'avais 15 ans", "J'avais 10 ans c'était mon prof"' ou encore "Jonathan mon frère, Jean mon ex, Nicolas un ami".

Les organisatrices de #MeToo regrettent que des tensions aient éclaté entre des femmes rassemblées pour la même cause mais gardent espoir. "Dans tous les cas c'était un premier acte. On va faire une assemblée générale pour rassembler tout le monde et espérer un mouvement national plus que local" explique Maë.

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