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Le skipper du Vendée Globe Fabrice Amedeo à la rencontre d'écoliers Sarthois

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Par , France Bleu Maine, France Bleu Mayenne
Brulon

Les premiers skippers du Vendée Globe pourraient franchir la ligne d'arrivée ce mercredi, mais sept sont déjà rentrés suite à des abandons comme Fabrice Amedeo. Sponsorisé par l'entreprise sarthoise Newrest - Art&Fenêtres, il était à Brûlon ce lundi pour rencontrer les salariés et des élèves.

Le skipper Fabrice Amedeo a rendu visite à des écoliers de Brûlon (Sarthe) pour leur parler du Vendée Globe
Le skipper Fabrice Amedeo a rendu visite à des écoliers de Brûlon (Sarthe) pour leur parler du Vendée Globe © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

"Est-ce qu'une baleine peut avaler votre bateau ?", "comment vous faites si vous êtes malade ?", "est-ce qu'il y a des déchets dans l'océan ?" : pendant plus d'une heure ce lundi après-midi, les questions fusent. La trentaine d'élèves de l'école privée Notre-Dame à Brûlon rencontre pour la première fois un skipper du Vendée Globe. Fabrice Amedeo, sponsorisé notamment par l'entreprise locale Newrest - Art&Fenêtres, a été contraint à l'abandon mi-décembre pour ce deuxième tour du monde en solitaire et sans escale. De retour sur la terre ferme depuis le 22 décembre, il partage désormais son expérience avec ces petits Sarthois.

Le quotidien d'un skipper

Pour les enfants, c'est l'occasion de découvrir un peu plus le monde de la voile. Difficile pour eux de visualiser "la plus grande voile du bateau qui fait 400 mètres carré" : "déjà, si vous avez une maison de 150 ou 200 mètres carré, c'est très grand", lance le skipper. Quelques enfants s'interrogent sur le rythme de vie à bord : comment dormir, boire, manger, lorsqu'on a un espace de vie si réduit ? "Je dors attaché sur un petit matelas, j'ai un désalinisateur pour enlever le sel de l'eau de mer, et j'ai de la nourriture lyophilisée", énumère Fabrice Amedeo.

"Il y a beaucoup d'interrogations sur le fait d'être si longtemps loin de chez lui, lance Christelle Fourcher, une des enseignantes. On a pris le globe pour leur montrer le parcours de la course, ils comprennent à petite échelle, mais ils n'assimilent peut-être pas le nombre de kilomètres qui va avec !" En pleine crise sanitaire, avec les restrictions de déplacement qui vont avec, la visite de Fabrice Amedeo est un petit moment d'évasion pour les adultes comme les plus jeunes. "Certaines familles ont suivi depuis chez elles le Vendée Globe, explique la directrice de l'école, Céline Pannetier. Rencontrer un skipper qui part au large, qui nous donne une bouffée d'oxygène alors qu'on se sent un peu enfermés ici, ça fait du bien."

Confinement volontaire

Si l'aventure s'est écourtée pour Fabrice Amedeo, il a tout de même passé un peu plus d'un mois seul à bord de son Imoca, pendant qu'à terre, le deuxième confinement se déroulait. Alors qu'un troisième est envisagé par le gouvernement si la situation sanitaire ne s'améliore pas, le skipper reconnait que "c'est difficile de se dire qu'on n'est toujours pas sortis de ce fichu Covid !" 

Lorsqu'on est partis le 8 novembre, on se disait qu'on n'aurait peut-être plus besoin de masques en revenant.

"J'ai l'impression d'avoir un peu intégré le confinement à ma vie, explique Fabrice Amedeo. Depuis mon retour, même si on n'est pas confinés, j'ai l'impression qu'on l'est puisqu'il n'y a plus de restos, très peu de dîners avec des amis... Je suis déjà en vase clos entre ma famille et mon équipe". Plus que le confinement en lui-même, ce sont ses conséquences économiques que redoute le skipper : "la course au large vit du bénéfice des entreprises. Si on a une crise économique majeure, ce sera difficile à financer."

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