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Société

Amiante chez Alstom Belfort : les salariés déboutés

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

18 ex salariés d'Alstom à Belfort ont été déboutés par la cour d'appel de Besançon ce vendredi. Ils demandaient à la justice de reconnaître un "préjudice d'anxiété" après avoir été longuement exposé à l'amiante durant leur carrière.

Les ex salariés d'Alstom avaient déjà été déboutés en décembre 2015 devant le conseil des prud'hommes de Belfort
Les ex salariés d'Alstom avaient déjà été déboutés en décembre 2015 devant le conseil des prud'hommes de Belfort © Radio France - Hugo Flotat Talon

Belfort, France

L' entreprise Alstom n'est donc pas condamnée. La cour d'appel de Besançon a estimé que le délai de prescription était dépassé au moment des dépôts de plaintes. Ce que conteste les avocats des ex-salariés expliquant que la reconnaissance du préjudice d'anxiété n'existe que depuis 2010 et que les dossiers ont été déposés dans les temps.

1 650 dossiers en attente

Cette décision aurait pu faire jurisprudence pour 1 650 ex-salariés d'Alstom qui avaient lancé une procédure auprès des Prud'hommes pour avoir eux aussi été exposés à l'amiante. Une cinquantaine d'entre eux s'est réuni au local de la CGT à Belfort quelques heures après la décision justice hier pour partager leur déception.

Des gens sont morts, d’autres vont mourir

C'est un coup dur. Mais cet arrêt de la cour d'appel de Besançon ne surprend pas grand monde. « Nous n’avons pas une justice objective. Nous devons être indemnisés. Des gens sont morts, d’autres vont mourir, moi je suis malade des bronches. Dans mon atelier, l’amiante trainait sur les rails, elle n’a jamais été enlevée » témoigne André Pellegrini, ému. Cet ex Alstom de 60 ans a travaillé 44 ans sur le site belfortain.

On ne va rien leur laisser, il faut y aller !

Pour Abderazak Haddadou rentré chez Alstom en 1970 et qui y a passé 35 ans, le combat n'est pas terminé. « C’est à nous de prendre une décision. J’ai perdu des amis. Nous sommes 1 650 personnes concernées par l’amiante. Il faut se battre » ajoute cet ex salarié.

Vers un pourvoi en cassation

Chez les représentants syndicaux, on reste combatif tout en dénonçant l'incohérence de cette décision de justice. « C’est deux ans de combat. Encore une fois, c’est l’employeur qui gagne, le pot de fer contre le pot de terre. Aujourd’hui, on nous dit : vous n’êtes pas anxieux, circulez y a rien à voir ! » s’insurge Jacques Rambur de la CGT retraités et ex Alstom.

En décembre 2015, le conseil de prud'hommes de Belfort avait déjà débouté les 18 demandes d'indemnisation. Les avocats ont maintenant deux mois pour déposer un pourvoi devant la cour de cassation. Ce vendredi, leurs clients ont même été condamnés à verser 100 euros chacun à leur ancien employeur.

De son côté, l'avocate d'Alstom la plus impliquée dans le dossier n'a pas souhaité commenter cette décision.

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