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Société

Amiante sur les îles de la Loire à Tours : début d'une étude ce jeudi, résultats à la fin de l'année

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Par , France Bleu Touraine

Après des travaux réalisés entre 2009 et 2012, plusieurs milliers de mètres cube de déchets amiantés avaient été laissés sur l'île Aucard et l'île aux Vaches à Tours. Reste maintenant à savoir comment ils vont pouvoir être évacués, et surtout à quel prix. Une étude débute ce jeudi.

L'étude qui débute doit chiffrer l'évacuation des 12 000 mètres cube de déchets amiantés sur les îles de la Loire
L'étude qui débute doit chiffrer l'évacuation des 12 000 mètres cube de déchets amiantés sur les îles de la Loire © Maxppp - Pierre HECKLER / MAXPPP

Indre-et-Loire, France

On ne sait toujours pas ce que va devenir l'amiante présente sur l'île Aucard et sur l'île aux Vaches à Tours, mais une étape décisive dans ce dossier est franchie à partir d'aujourd'hui. C'est ce jeudi en effet que débute l'étude commandée par la métropole de Tours et la préfecture d'Indre-et-Loire, étude censée notamment chiffrer le coût que représenterait l'évacuation de ce matériau cancérogène. 

Deux îles, deux problèmes

On vous en avait parlé il y a quelques mois. Suite à des travaux sur des puits de captage réalisés entre 2009 et 2012 sur ces deux îles, plusieurs milliers de mètres cube de déchets amiantés avaient été laissés sur place. Alors comment se débarrasser de tous ces déchets amiantés qui ont été laissés à l'air libre depuis près de 10 ans ? Est-il d'ailleurs rentable financièrement de le faire ? Il ne devrait de toute façon pas y avoir une seule réponse à ces questions, tant la situation sur ces deux îles est différente.  

Sur l'île Aucard en effet, les 2000 mètres cubes d'amiante sont séparés en 3 tas distincts. Il semble a priori plus facile de les évacuer, même s'il faudra s'assurer auparavant que le Pont de fil puisse supporter la rotation soutenue des camions. Sur l'île aux Vaches en revanche, cela s'annonce plus compliqué. Avec d'abord un volume de terre potentiellement amiantée beaucoup plus important, aux alentours de 10 000 mètres cube, et puis surtout des déchets qui ont été concassés, puis mélangés à la terre sur une profondeur allant jusqu'à 1 mètre 20. En plus, cette île est un site Natura 2000, on ne peut pas y faire n'importe quoi. Jusqu'ici, on parle d'une évacuation de l'amiante qui coûterait près de 1 million et demi d'euros pour l'île Aucard, de 6 à 10 millions pour l'île aux Vaches. 

Les résultats de cette étude sont attendus pour la fin de l'année. A partir de là, la métropole et l'Etat prendront alors leur décision sur le devenir de ces déchets amiantés. En attendant, des grillages ont été posés il y a déjà quelques mois autour des déchets de l'île Aucard, et autour de toute l'île aux Vaches, pour y interdire l'accès. Des analyses de l'air sont aussi réalisées régulièrement. Aucune poussière d'amiante n'a pour l'instant été détectée. 

Une plainte toujours en cours pour mise en danger de la vie d'autrui

Par ailleurs, rappelons que la plainte contre X déposée pour mise en danger de la vie d'autrui et non respect de la réglementation sur la gestion des déchets dangereux est toujours en cours. Le rapport d'expertise remis au tribunal administratif en février dernier accuse clairement la Ville de Tours qui, selon celui-ci, ne pouvait pas ignorer la présence d'amiante sur ces îles de la Loire. La mairie n'aurait pourtant pas protégé ses salariés lors des travaux réalisés entre 2009 et 2012. Un agent municipal a d'ailleurs déclenché un cancer, reconnu comme maladie professionnelle liée à l'amiante. Un deuxième est lui très suivi médicalement en raison de la présence d'un nodule sur son poumon. De leur côté, huit autres agents municipaux, qui ont travaillé au contact de ces déchets amiantés, demandent en justice la reconnaissance de leur préjudice d'anxiété.

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