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Ancien footballeur pro, Stéphane Samson a galéré pour rebondir à la fin de sa carrière

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Par , France Bleu Maine
Le Mans, France

Avec plus de 350 matchs chez les pros et près de 100 buts marqués, Stéphane Samson a marqué de son empreinte plusieurs clubs, dont Le Mans. Mais le retour à la vraie vie a été compliqué pour l'ancien buteur, aujourd'hui magasinier dans une entreprise mancelle, après avoir vécu de petits boulots.

Stéphane Samson a joué trois saisons au Muc 72 de 1999 à 2002
Stéphane Samson a joué trois saisons au Muc 72 de 1999 à 2002 - Frédéric Laguet-MaxPPP/Ruddy Guilmin-RadioFrance

Quand un footballeur raccroche les crampons, du jour au lendemain, il découvre d'abord un grand vide. Autour de lui, il n'y a plus de public, plus de journaliste... "Et les amis que vous aviez dans ce milieu vous oublient vite, si bien que vous pouvez rapidement vous retrouvez seul", raconte Stéphane Samson, 44 ans, retraité depuis 2009 au terme d'une dernière saison gâchée par les blessure au Stade de Reims, après quinze ans de professionnalisme au Havre, à Clermont, Caen et bien sûr Le Mans.

Je n'ai jamais gagné 200 000 € par mois !

Et puis il faut s'inventer une nouvelle vie, engager une reconversion. Pour beaucoup de joueurs "anonymes", qui effectuent la majorité de leur carrière en Ligue 2, l'argent du foot ne suffit pas à couler des jours heureux. "J'ai bien vécu mais je n'ai jamais gagné 200 000 € par mois, sourit Stéphane Samson, alors même si j'ai fait quelques investissements, ça ne suffisait pas pour être tranquille et aller jouer au golf. Il fallait que je travaille." Une réalité pour de nombreux anciens pros assure Samuel Allegro, conseiller en formation à l'Union nationale des footballeurs pros (UNFP) : "Les joueurs des grands clubs européens ou du top 4 français, oui, ils sont à l'abri du besoin pour des générations. Mais ce n'est pas le cas d'une majorité de joueurs de Ligue 2, voire de Ligue 1."

Commercial, chauffeur-livreur... Il enchaîne les petits boulots

Ironie de l'histoire, Stéphane Samson avait pourtant préparé sa reconversion, avec la volonté de rester dans le milieu du football : "Je devais travailler avec une équipe d'agents, m'occuper de leurs joueurs, aller les voir, faire des rapports de matchs, etc." Mais ça ne s'est pas vraiment passé comme prévu : "Ils m'ont fait un faux plan. Au final, il n'y avait plus de place pour moi. Et je me suis retrouvé le bec dans l'eau." Footballeur depuis ses 19 ans, Stéphane Samson n'a qu'un maigre BEP comptabilité. Il n'a pas non plus les diplômes pour entraîner et devra même lâcher, quelques années plus tard, l'équipe de Saint-Saturnin (DH) dont il s'occupait. Ainsi, pendant huit ans, il enchaîne donc les petits boulots : commercial, chauffeur-livreur... "J'ai essayé différents emplois parce qu'il fallait que je travaille, que je nourrisse ma famille. Et que je trouve aussi ma voie."

Cette difficulté à rebondir, à combler le vide et à se réinventer n'est pas rare chez les anciens pros confirme Samuel Allegro de l'UNFP, où le service "reconversion" suit près de 600 joueurs ou anciens joueurs : "Même ceux qui ont bien gagné leur vie, qui ont fait des placements intelligents, ils ont besoin de faire quelque chose après. Il y en a qui ouvrent des restaurants, des commerces ou qui montent leur entreprise. Pour d'autres, qui n'ont toujours vu et connu que le foot, et qui n'ont rien préparé, c'est plus compliqué. Nous sommes là pour les éclairer un peu sur leurs passions, les orienter sur des formations et certains partent dans des secteurs très différents où ils s'épanouissent." 

Certains deviennent ainsi "paysagistes, mécaniciens, travaillent dans l'immobilier, le bâtiment ou le bien-être", détaille Samuel Allegro. Pour Stéphane Samson, ce sera finalement le commerce. Après quelques années à chercher seul sa voie, il décroche en 2015, par le biais d'un ami, un emploi de magasinier/vendeur chez Espace Aubade, une entreprise mancelle spécialisée dans la salle de bain : "J'y suis bien, je suis épanoui donc ça va !" Mais l'ancien buteur garde le ballon rond dans un coin de sa tête : "Ça me manque. J'espère toujours retrouver un jour les terrains."

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