Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Greffée d'un rein, elle ouvre un salon de perruques à Laval

-
Par , France Bleu Mayenne

Magalie a connu la chimiothérapie, la perte de cheveux il y a vingt ans. Aujourd'hui, elle veut aider les malades en vendant des perruques, en plus de son activité de coiffeuse à Laval.

Magalie Baumont, devant ses échantillons de perruques
Magalie Baumont, devant ses échantillons de perruques © Radio France - Fabien Burgaud

Son salon est ouvert depuis début avril, mais l'inauguration a eu lieu ce week-end. Mais "elle prend le temps" comme elle dit. Magalie Baumont n'est pas pressée, atteinte d'une lourde maladie depuis deux décennies et greffée d'un rein. "J'avais vingt ans. On m'a diagnostiqué une purpura rhumatoïde qui touche les reins. Le traitement corticoïdes n'était pas efficace, donc chimio et la perte de cheveux qui va avec. Malheureusement j'ai eu besoin d'un rein huit ans plus tard. Et c'est là que j'ai rencontré Noël Meslier (animateur de France Bleu Mayenne décédé en 2016, qui avait crée l'association Digne d'un don). Il m'a aidé à aller à Nantes. Et ma mère m'a donné son rein. Aujourd'hui, je vais super bien et je veux aider les autres" explique-t-elle.

"Les perruques coûtent trop cher"

Son salon de coiffure, et donc de perruques, jouxte le centre de chimiothérapie Mallet-Proux à Laval. "Parfois, ils me renvoient des patients", glisse cette femme de 40 ans. Mais elle avoue faire plus de turban. Depuis avril, seules 4 perruques ont été vendues. "Elles sont beaucoup trop cher, presque 700 euros et 125 euros remboursés seulement. Comme si les gens avaient choisi d'avoir cette maladie..." se désolé-t-elle.

La devanture du salon de Magalie Baumont
La devanture du salon de Magalie Baumont © Radio France - Fabien Burgaud

Car, elle est en sûre, quand on est malade et qu'on souffre de la perte de cheveux, une perruque est un plus. "Quand on se regarde dans le miroir et que l'on voit que l'on a plus de cheveux, on voit la maladie. Alors qu'avec un perruque qu'on a choisi , on se sent mieux, on se sait caché. Le fait de se sentir bien permet de combattre la maladie. Je sais de quoi je parle. Avec mon médecin, quand je n'étais pas bien, les résultats n'étaient pas bons et inversement quand j'allais mieux. C'est important le mental. J'ai l'expérience et je peux donc me mettre à la place des clientes qui en auraient besoin", conclut Magalie Baumont, toujours malade. Elle suit des traitement anti-rejets à Nantes.

Contact : 02 43 10 80 15 / Salon "De mèche avec vous" au 10 rue Fernand Soulet à Laval.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess