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À Perpignan, André Maratrat, ancien résistant et déporté, décoré pour son travail de mémoire

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Par , France Bleu Roussillon

À 96 ans, Hervé Maratrat est l'un des derniers témoins des camps nazis. Il recevait lundi soir les insignes de Commandeur dans l'ordre des Palmes académiques, plus haute distinction décernée par l'Éducation nationale.

Hervé Maratrat, ancien résistant et déporté, est décoré par le préfet des Pyrénées Orientales.
Hervé Maratrat, ancien résistant et déporté, est décoré par le préfet des Pyrénées Orientales. - Préfecture des Pyrénées Orientales

En lui remettant cette décoration, l'État reconnaît le travail de mémoire qu'a fait André Maratrat depuis plus de 35 ans. Originaire de Paris, il s'installe dans les Pyrénées-Orientales en 1985 et vit aujourd'hui au Boulou.

Il n'a depuis pas cessé de témoigner de l'horreur qu'il a vécue dans les camps nazis pendant la seconde guerre mondiale, en allant à la rencontre de milliers d'élèves du département. Des centaines d'écoliers, collégiens, lycéens ou encore étudiants des Pyrénées-Orientales ont pu découvrir la vie de ce résistant, déporté en 1943. 

Résistant de la première heure 

Il s'engage dans la Résistance à 16 ans et aide à diffuser la presse clandestine qui dénonce l'Occupation nazie à Paris. Deux ans plus tard, en 1943, il est arrêté par la police française puis déporté dans le camp de Natzweiler-Struthof, en Alsace, "le seul camp nazi sur le sol français", précise Nicole Rey, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation, et amie d'André Maratrat. 

Il est ensuite transféré au camp de Dachau, où il travaille jour et nuit pour l'Allemagne nazie. Il y reste jusqu'à la Libération des camps, en 1945. "C'est grâce à son courage, à sa jeunesse, qu'il reviendra. Depuis, il n'a de cesse de transmettre son témoignage", ajoute Nicole Rey.

Un passeur de mémoire dévoué 

C'est ce travail de mémoire que le préfet des Pyrénées-Orientales reconnaît ce lundi : "C'estun grand homme qu'on décore aujourd'hui", admet Philippe Chopin. Pour lui, ces précieux témoignages "sont mieux que tout propos littéraires, c'est l'Histoire qui vit".

Fatigué, André Maratrat ne prononcera que quelques mots : "C'est la récompense de tous les agréables efforts qu'on a pu faire pour essayer de transmettre la connaissance de ce que l'Homme est capable de faire subir à d'autres hommes."  

En 2015, il avait déjà reçu la Légion d'honneur. 

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