Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

"Angela" arrive dans les bars d'Amiens pour lutter contre le harcèlement

-
Par , , France Bleu Picardie

"Angela", un nom de code inventé par un collectif féministe de Rouen pour permettre aux femmes de signaler au barman une situation gênante ou dangereuse arrive dans la Somme. Plusieurs bars du quartier Saint-Leu l'ont adopté.

Plusieurs bars du quartier Saint-Leu à Amiens ont adopté "Angela"
Plusieurs bars du quartier Saint-Leu à Amiens ont adopté "Angela" © Radio France - Axelle Labbé

Amiens, France

Un cocktail pour lutter contre le harcèlement des femmes dans plusieurs bars à Amiens. Sa recette est simple : si vous vous sentez en insécurité dans un bar, demandez "Angela". Ce cocktail n'existe pas, ce n'est pas non plus le prénom de la patronne, c'est une façon discrète d'alerter le personnel, de signaler que vous avez besoin d'aide, que vous vous sentez en danger, harcelée. Cinq bars de Saint-Leu se sont ainsi engagés à intervenir. 

Ce code nous vient des pays anglo-saxons, il a été importé en France il y a deux ans par le Collectif féministe étudiant de Rouen. Mathilde, la gérante du bar bistro Ad'Hoc dans le quartier quartier Saint-Leu l'a adopté : "si des demoiselles ont en difficulté, gênées ou suivies par des messieurs, elles nous demandent où est Angela ou si elles peuvent voir Angela. Et on les met tout de suite en sécurité et on essaie de bloquer les personnes qui les suivent. On a un agent de sécurité le soir, et on peut aussi faire le 17. Cela permet aux jeunes filles de se sentir en sécurité dans notre secteur". 

Cela instaure une relation de confiance avec le barman, on sait qu'on a au moins quelqu'un à qui se raccrocher - Une cliente

Parmi les clientes interrogées dans le quartier, aucune n'a entendu parler d'Angela, mais l'idée est bien accueillie : "cela donne confiance aux femmes dans les bars, c'est bien" explique une jeune femme. "Cela instaure une relation de confiance avec le barman, on sait qu'on a au moins quelqu'un à qui se raccrocher, et c'est discret". L'une d'elle reste prudente : "si on le sait, les harceleurs vont le savoir, et donc ce sera comme si on disait directement que ça ne va pas". Toutes regrettent le manque de communication des bars autour du dispositif.