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Animaux domestiques : maltraitance et "adoptions pansement" en hausse durant les confinements en Franche-Comté

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Par , France Bleu Besançon

Isolés pendant l'épidémie, les Français ont eu plus envie d'adopter un animal de compagnie. Un phénomène surveillé par les associations en Franche-Comté, pour éviter les "adoptions pansement". Les alertes pour maltraitance se sont aussi multipliées, selon la Fondation Brigitte Bardot et la SPA.

L'adoption d'un animal doit être réfléchie rappellent les soignants de la SPA, de nombreuses rencontres sont organisées avec les adoptants pour s'assurer du sérieux de la demande
L'adoption d'un animal doit être réfléchie rappellent les soignants de la SPA, de nombreuses rencontres sont organisées avec les adoptants pour s'assurer du sérieux de la demande © Radio France - Sophie Allemand

Comme beaucoup durant cette année de crise sanitaire, vous avez ressenti l'envie de caresser un chat ronronnant sur votre canapé ? Conséquence directe de notre isolement depuis le début de l'épidémie, l'envie d'adopter des animaux domestiques s'est accrue partout dans le monde. Deux phénomènes ressortent en Franche-Comté, selon la SPA de Besançon et une enquêtrice de la Fondation Brigitte Bardot en Haute-Saône : les demandes d'adoptions coup de cœur, et la maltraitance.  

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Face à des "demandes farfelues", la SPA vigilante pour éviter les adoptions pansement 

Au refuge de la SPA de Besançon, il n'y a pas eu spécialement plus d'adoptions ou d'abandons durant l'année 2020. Les soigneurs animaliers ont été d'autant plus vigilants pour filtrer les demandes, justement pour éviter un effet boomerang : une hausse des retours d'adoption après l'épidémie

On a tout fait pour éviter les adoptions coup de cœur, parce que l'on s’ennuie et que l'on aimerait bien un petit animal -  Fabienne Chédeville de la SPA 

Le processus d'adoption a du être renforcé pour éviter les adoptions "coup de cœur", explique Fabienne Chédeville, la présidente de la SPA de Besançon : "ce filtre existait déjà, ce n'est pas nouveau, mais les demandes farfelues se sont multipliées ! Des personnes qui s'ennuyaient, ou des enfants à qui l'on voulait donner un petit compagnon. Les soigneurs animaliers ont du avoir cette rigueur avec les nouveaux adoptants potentiels pour leur dire que l'animal pansement pendant la durée du confinement, ce n'était pas possible." Chaque adoptant rencontre ainsi plusieurs fois l'animal et les soignants avant d'acter toute adoption. 

Par exemple, une dame est venue pour demander s'il était possible d'adopter un chien pendant un mois, pour accompagner sa mère qui s'ennuyait en télétravail. "Dans ce cas évidemment non, on ne prête pas nos animaux, on l'adopte ou pas, souligne Fabienne Chédeville. On a tout fait pour éviter les adoptions coup de cœur, parce que l'on s’ennuie et que l'on aimerait bien un petit animal." 

Le nombre d'alertes pour maltraitance a explosé

Autre phénomène marquant durant les confinements : la hausse des alertes pour maltraitance. Un constat fait par les enquêteurs de la SPA, 30 millions d'amis ou encore la Fondation Brigitte Bardot en Franche-Comté. 

Fabienne Chédeville, présidente de la SPA de Besançon
Fabienne Chédeville, présidente de la SPA de Besançon © Radio France - Sophie Allemand

Hélène Vivier est enquêtrice pour la Fondation Brigitte Bardot en Haute-Saône. Bénévole depuis 10 ans, elle réalise des enquêtes sur des suspicions de maltraitance dans le département. Elle a relevé un boom au premier confinement, c'est passé du simple au double : de cinq alertes par mois, à dix. Cela s'est ensuite calmé, avant de reprendre en novembre au deuxième confinement. 

Selon Hélène Vivier, deux facteurs expliquent cette recrudescence. Certaines personnes ont rejeté leur mal-être sur leurs animaux, les voisins aussi ont été plus vigilants :

Selon Hélène Vivier de la Fondation Brigitte Bardot, deux facteurs expliquent cette recrudescence des violences

Au refuge de la SPA à Besançon, le fonctionnement normal a repris. Seul obligation désormais : la prise de rendez vous.

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