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Coronavirus - Le témoignage d'Anne, infirmière à Nantes : "j'ai peur que mes enfants servent de vecteur"

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Par , France Bleu Loire Océan

Infirmière au CHU de Nantes en unité Covid-19, mère de deux enfants et séparée, Anne jongle depuis le début du confinement entre son engagement dans son travail et sa culpabilité vis-à-vis de ses enfants. Habituellement très présente avec eux, elle a dû se résoudre à les confiner chez leur père.

Anne s'est portée volontaire pour renforcer l'Unité Covid-19 du CHU de Nantes, elle voit beaucoup moins ses enfants (illustration)
Anne s'est portée volontaire pour renforcer l'Unité Covid-19 du CHU de Nantes, elle voit beaucoup moins ses enfants (illustration) © Radio France - Béatrice Dugué

Lorsque le service du CHU dans lequel elle travaille habituellement a fermé pour permettre d'accueillir les patients suspectés ou contaminés au coronavirus, Anne s'est portée volontaire pour renforcer l'Unité Covid-19 de l'hôpital de Nantes. L'infirmière travaille en "zone grise", s'est là que sont accueillis les cas suspects. "Au début de ma carrière, j'ai travaillé dans un service de maladies infectieuses, confie Anne. J'ai déjà eu des cas d'épidémie à moindre échelle avec des isolements à mettre en place. J'avais déjà une expérience et je me suis dis que ça serait utile. Et je me sens utile."

"Mon rôle de maman en a pris un coup"

Mais voilà, Anne est mère de deux enfants âgés de 7 et 10 ans, et séparée de leur père. Habituellement, elle travaille de nuit "pour pouvoir m'occuper de mes enfants la journée. Je vais les chercher à l'école, je m'occupe de leurs devoirs. J'ai fait ce choix car je voulais vraiment être présente pour les faire grandir." Depuis le début du confinement, elle a très peu vu ses enfants. "Ils sont partis en confinement chez leur papa. J'ai pu passer la semaine avant Pâque avec eux. Je ne les avais pas vus depuis trois semaines et demi, c'était très très dur."

Elle parle avec eux tous les jours "par Skype ou par SnapChat, mais le contact me manque beaucoup, ça ne remplace pas les câlins". "Et puis j'avais l'habitude de beaucoup m'occuper d'eux et là, confier la responsabilité d'un nouveau mode d'apprentissage à son ex-mari, on a l'impression de faillir à la tâche. Mais il n'y a pas le choix, parce que j'ai fait le choix de travailler en Unité Covid, poursuit Anne. Mon rôle de maman en a pris un coup." 

Des enfants vecteurs

L'infirmière n'a pas peur d'être au contact quotidien de patients atteints du Covid-19. Mais Anne craignait de transmettre le virus à ses enfants. "Je ne voulais pas que mes enfants servent de vecteur. On sait que les enfants réagissent très bien à la maladie, si ils sont malades c'est beaucoup moins grave que chez un adulte, ils peuvent ne pas faire de symptômes du tout, mais je ne voulais pas qu'ils aient cette culpabilité de servir de vecteur et pouvoir contaminer leur papa ou leur belle-maman."

Anne espère revoir ses enfants le week-end prochain. "Si jamais je me sens limite, sans forcément présenter de symptômes mais si je ne suis pas dans un état habituel, on remettra ça à plus tard."

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