Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Annecy : les médecins du centre hospitalier apprennent à annoncer les mauvaises nouvelles

-
Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Annoncer un décès ou un cancer, cela ne s’apprend pas en école de médecine. Alors pour tenter de gérer au mieux ces situations difficiles, des médecins du CHANGE (Centre Hospitalier Annecy Genevois) simulent ces moments douloureux avec des comédiens.

Comment annoncer un décès ? Les médecins du Centre Hospitalier Annecy Genevois s'entraînent avec des comédiens pour plus de réalité.
Comment annoncer un décès ? Les médecins du Centre Hospitalier Annecy Genevois s'entraînent avec des comédiens pour plus de réalité. © Radio France - Richard Vivion

Au deuxième étage du CHANGE, une dizaine de médecins est réunie dans la salle de simulation. Deux d’entre eux vont d’ici quelques minutes jouer leur propre rôle. Pierre Polès, urgentiste et formateur, dicte le scénario. "Un homme de 57 ans, marié et papa de deux enfants, sans antécédent a fait un arrêt cardiaque chez lui. Après trente minutes de massage, vous devrez annoncer à sa femme qu’il est décédé."

Début de la simulation. Florence Delorme, comédienne professionnelle, joue le rôle de l’épouse. Face à elle, le médecin du SAMU 74. "Madame, son cœur ne repart pas. Nous allons devoir arrêter la réanimation", annonce Emilie. L’actrice fond en larme. "Cela veut dire quoi ? Il est mort ?", demande-t-elle. "Oui, il est décédé", lâche d’une voix douce l’urgentiste. L’exercice dure une vingtaine de minutes. "C’était aussi angoissant que dans la vraie vie", reconnait Emilie. "Mais c’est super utile parce qu’on n’est pas formé à cela et avec cette simulation on sera peut-être un peu plus à l’aise la prochaine fois."

REPORTAGE Comment annoncer le décès d'un proche à sa famille, les médecins du CHANGE (Annecy) simulent ces situations difficiles avec des comédiens.

"Oui, il est décédé". Le moment douloureux de l'annonce de la mort d'un proche par le médecin lors d'une simulation organisée avec des comédiens au CHANGE à Annecy. - Radio France
"Oui, il est décédé". Le moment douloureux de l'annonce de la mort d'un proche par le médecin lors d'une simulation organisée avec des comédiens au CHANGE à Annecy. © Radio France - Richard Vivion

"Il y a des règles"

Cette formation voulue par le CHANGE dure une journée. "Travailler avec des comédiens représente un gros avantage", assure la psychologue clinicienne de l’hôpital. "Ils ne sont pas plein de mots compliqués et ils nous font des retours qui correspondent à ceux des personnes que l’on peut rencontrer à l’hôpital", poursuit Catherine Vernay. "Faire prendre conscience aux proches que le deuil doit commencer maintenant cela ne peut pas être jeté comme ça en disant : débrouille-toi, explique Pierre Polès. Il y a des règles et cela vaut dire que j’emploie des mots compris par l’autre. Un ton et une vitesse que l’autre à adopter pour pouvoir m’accorder à lui."

Les médecins apprennent (à annoncer les mauvaise nouvelles) généralement sur le tas. Il ne faut pas jargonner mais utiliser un langage compris par l’ensemble. Essayer d’être assez lent et avoir des moments de silence pour laisser les proches poser des questions." - Catherine Vernay, psychologue clinicienne au CHANGE.

ECOUTEZ Catherine Vernay, , psychologue clinicienne au CHANGE.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu