Société

Annemasse : l’angoisse de la première rentrée pour les enseignants, "j’ai rêvé que je me perdais dans les couloirs"

Par Richard Vivion, France Bleu Pays de Savoie mercredi 31 août 2016 à 18:05

A l'école Marianne Cohn d'Annemasse, c'est aussi l'heure de la rentrée pour Léna. Sa toute première en tant qu'institutrice.
A l'école Marianne Cohn d'Annemasse, c'est aussi l'heure de la rentrée pour Léna. Sa toute première en tant qu'institutrice. © Radio France - Richard Vivion

Ils ou elles sont jeunes et débutent dans le métier de prof. Pour eux aussi cette rentrée scolaire est donc un moment particulier. Rencontre avec trois jeunes institutrices haut-savoyardes qui vont enseigner dans une école d’Annemasse.

Elles s’appellent Léna, Célia et Romane et ce jeudi elles vont vivre leur baptême du feu. Pour elles ce sera à l’école Marianne Cohn d’Annemasse. Une nième rentrée scolaire mais pour la première fois dans la peau de l’institutrice. "C’est un jour que l’on imagine depuis longtemps et j’ai hâte de découvrir mes élèves", reconnaît du haut de ses 21 ans la benjamine du groupe. "J’attends cette journée avec beaucoup d’excitation mais aussi avec une certaine appréhension", poursuit Romane.

Même mélange de sentiments pour Léna. "Je suis super heureuse mais j’ai aussi fait plein de cauchemars, rigole cette jeune femme brune de 26 ans. J’ai par exemple rêvé que ma classe était en pente, que je ne trouvais pas mes élèves et même que je me perdais dans les couloirs de l’école." A ses côtés, Célia (25 ans) confirme que cette première rentrée "c’est comme se jeter dans la gueule du loup".

"Super heureuse mais j'ai fait plein de cauchemars." (Léna, 26 ans, nouvelle enseignante à Annemasse)

Léna, nouvelle institutrice à Annemasse, au micro France Bleu de Richard VIvion.

Trop tard pour reculer. Le rendez-vous avec leurs élèves est prévu ce jeudi à 8h30. Et de toute façon pas question de reculer. Comme ses deux nouvelles collègues de l’école Marianne Cohn Léna se définit comme une passionnée. Institutrice pour "faire évoluer ces enfants pour construire quelque chose de concret et dans une monde qui ne va pas très bien (…) de favoriser la cohésion sociale".

"Contente de pouvoir faire ses premiers pas mais avec de l'appréhension car on se jette dans la gueule du loup." (Célia, 25 ans, nouvelle enseignante à Annemasse)

Première rentrée dans la peau de l'institutrice à Annemasse pour Célia.

Partager sur :