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Dossier : Coronavirus Covid-19

Application StopCovid : "le risque d'une surveillance banalisée" pour la Ligue des Droits de l'Homme 53

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Par , France Bleu Mayenne

L'application StopCovid, prévue par le gouvernement, pour tracer les malades du Covid et leurs cas contacts continue de s'attirer les foudres du monde scientifique et du monde associatif. En Mayenne, la Ligue des Droits de l'Homme vient d'écrire aux cinq parlementaires.

Téléphone - Covid-19 (illustration)
Téléphone - Covid-19 (illustration) © Maxppp - FrankHoermann/SVEN SIMON

Jour après jour, le rang des réfractaires à l'utilisation de l'application StopCovid grossit. Prévu par le gouvernement depuis plusieurs semaines, cet outil pourrait être utilisé sur nos téléphones portables à partir du lundi 11 mai. StopCovid doit permettre de tracer les contacts avec des personnes diagnostiquées positives au coronavirus. 

Pas vraiment fiable

Une application qui ne manque pas de faire réagir en Mayenne. Pour la Ligue des Droits de l'Homme dans le département StopCovid pose plusieurs problèmes. D’ordres technologiques, médicaux, scientifiques ou éthiques. "Si le Bluetooth ne permet pas de géolocaliser les personnes, il ne permet pas non plus d’évaluer avec précision la distance entre celles-ci, ni même de détecter si elles étaient séparées par un plexiglas, une vitre ou un mur. Comme il permet d’accéder aux données du téléphone, y compris contre la volonté de son propriétaire, son activation est généralement déconseillée et doit donc être volontaire mais il peut être désactivé par certaines fonctions du téléphone, comme la lecture de sa messagerie ou autre, ce qui rendra StopCovid inopérant" explique la LDH 53 dans un communiqué. 

Discriminant

Pour l'association mayennaise, ce traçage des données mobile est également discriminant. "En effet seulement 44 % des « plus de 70 ans » possèdent un téléphone portable tandis qu’au moins 14 % des Français ne sont pas à l’aise avec les manipulations comme l’activation du Bluetooth ou l’installation d’une application, pourtant ce sont souvent les populations considérées comme les plus « à risques »" poursuit la Ligue des Droits de l'Homme. Des réserves émises également sur France Bleu Mayenne par Eric Filiol, expert lavallois en cybersécurité, cryptologie et virologie informatique

Le principe de mise en place de l'application StopCovid, qui repose d'abord sur le volontariat sera débattu et voté dès ce mardi 28 avril 2020 par les députés à l'Assemblée nationale. 

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