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L'application StopCovid, loin de protéger nos données selon Eric Filiol, expert lavallois en cybersécurité

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Par , France Bleu Mayenne

L'application Stop Covid qui divise beaucoup sera discutée à l'Assemblée nationale ce 28 avril. Est-elle une atteinte à nos libertés ? En tout cas, pour Eric Filiol, expert lavallois en cybersécurité, elle ne peut garantir à 100% la protection de nos données.

L'application Stop Covid est basée sur le volontariat.
L'application Stop Covid est basée sur le volontariat. © Maxppp - Maxppp

Les députés vont voter et débattre ce mardi 28 avril de la question du traçage numérique, le "tracking" avec l'application Stop Covid qui permet à celui qui l'utilise d'être prévenu s'il a croisé une personne contaminée par le coronavirus. Elle fonctionnerait sur la base du volontariat.  

Cette application fait débat. Les députés socialistes voteront contre, la majorité elle-même est divisée. La CNIL, l'organisme qui veille au respect des libertés dans le domaine numérique a même annoncé ce dimanche 26 avril qu'elle jugeait l'application "conforme" mais il lui faut plus de garanties sur la protection de nos libertés.

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Téléchargement et bluetooth en question

Pour Eric Filiol, expert lavallois en cybersécurité, cryptologie et virologie informatique, avec cette application, il est impossible de garantir que nos données mobiles resteront confidentielles. Nous allons la télécharger via Google ou Apple qui va collecter des données via l'analyse de trafic, selon lui. 

"Pour que l'application fonctionne, il faut ouvrir le Bluetooth. Or, quand il est ouvert, il permet à énormément de gens de collecter le signal. Quand j'étais militaire, on avait fait des interceptions de signal bluetooth avec une petite antenne, jusqu'à 7 kms. Des gens vont donc pouvoir scanner les téléphones, récupérer les adresses MAC et de là, d'autres informations", explique cet expert. 

Il suffira que des gens posent des antennes pour collecter ces informations 

Autre limite selon Eric Filiol : si cette application est autorisée, le fait d'être tracé sera admis et cela peut être une porte ouverte à plus de traçage numérique.

"On voit bien que ce soit pour les attentats ou les crises sanitaires, il y a toujours des tentations pour admettre un principe qui est par nature liberticide et après, il y a toujours des gens pour en discuter les modalités, et ça, c'est dangereux", analyse-t'il.

Eric Filiol craint aussi que les entreprises exercent une pression sur leurs salariés pour télécharger cette application alors qu'elle doit fonctionner sur la base du volontariat.

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