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Société

Après l'agression au couteau, le personnel de la CAF du Finistère se rassemble

Lundi 29 avril, la responsable de l'accueil du site de la CAF à Quimper a été victime d'une agression au couteau. Pour la soutenir, ainsi que tout le personnel confronté aux incivilités croissantes, des rassemblements avaient lieu ce vendredi 3 mai à Brest et Quimper.

A la fin du rassemblement devant la CAF de Quimper
A la fin du rassemblement devant la CAF de Quimper © Radio France - Benjamin Bourgine

Quimper, France

Depuis le début de la semaine, les employés de la CAF du Finistère sont "secoués". L'agression au couteau à l'accueil de la CAF de Quimper est pour eux comme un révélateur des dysfonctionnements au sein de leur administration.  Ils ont tenu à le dire ce vendredi 3 mai, en se rassemblant devant les CAF de Quimper et de Brest, à l'appel entre autres de la CGT.

La direction a proposé l'embauche de vigiles pendant un mois, mais un mois c'est insuffisant disent les syndicats. S'il n'y a rien de changé d'ici un moi, le personnel se réserve le droit d'exercer son droit de retrait.

Véronique, technicienne conseil, et élue au CSE :

"On peut comprendre qu'on arrive à saturation. L'agression physique montre le degré que ça a atteint. Personne ne devrait se retrouver avec un couteau en face de soi. C'est tous les jours que les collègues sont face à des incivilités, des violences verbales. Le problème c'est que pour y faire face, ils peuvent appuyer sur un bouton, qui sonne dans une pièce où parfois... il n'y a personne !"

Marie Le Bihan, élue CGT au CSE :

"On a ce sentiment d'insécurité, on est solidaire avec les collègues, mais on est aussi en colère. On vous a alerté, vous, direction sur la montée des incivilités, et on n'était pas pris au sérieux. La société se précarise, donc on a plus d'allocataires, mais le nombre de fonctionnaires diminue ! On a aussi un retard dans le nombre de dossiers. On peut imaginer que les allocataires soient en attente des minimas sociaux, et ça fait monter l'agressivité."

Norbert Duigou, bientôt en retraite :

"Il est évident que l’agressivité qu'on connait depuis des mois n'est que le découlement de manque de moyens. On ne peut pas faire la même chose aujourd'hui qu'il y a 12 ans, où on avait 150 postes de plus. A côté de ça, on nous dit que l'informatique va régler tous les problèmes, avec la dématérialisation. La preuve que non : on s'est retrouvé avec pratiquement 8 000 dossiers en souffrance ! Et les allocataires qui viennent aujourd'hui, on les met devant des ordinateurs et écrans à la CAF ! Là, j'ai une collègue qui a été agressée, j'ai aidé à maîtriser la personne violente, mais c'est choquant, moi je ne suis pas bien depuis cette semaine. On ne peut pas tolérer ça sur un lieu de travail !