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Agression d'un journaliste à Reims : "on ne pouvait pas rester les bras croisés", dit sa rédactrice en chef

Un mois après l'agression du photographe Christian Lantenois, la rédactrice en chef de l'Union de Reims, Géraldine Baehr milite pour des actions concrètes à long terme. L'éducation aux médias, le travail sur les réseaux sociaux mais aussi les poursuites pénales sont les actions à engager d'urgence.

Le panneau installé devant le journal l'Union à Reims à la suite de l'agression du photographe Chritian Lantenois
Le panneau installé devant le journal l'Union à Reims à la suite de l'agression du photographe Chritian Lantenois © Maxppp - Aurélien Laudy

Un mois après l'agression du photographe de presse du journal l'Union à Reims, la rédactrice en chef du journal, Géraldine Baehr milite pour une prise de conscience collective. et des actions concrètes. Elle l'explique dans une interview à France Bleu Champagne. Le journal mais aussi des dizaines de quotidiens régionaux et nationaux publient ce jeudi une tribune "Protégeons la liberté d'information" pour réclamer des actions concrètes comme une "politique d'éducation aux médias" auprès des jeunes.

Un mois après son agression, l'état de santé de Christian Lantenois est toujours préoccupant.

"Nous ne pouvons pas rester les bras croisés" - Géraldine Baehr

Pour Géraldine Baehr, il faut alerter l'opinion publique et susciter une prise de conscience collective. "L'idée étant d'ouvrir un débat de société autour de sujets qui nous touchent tous pour aboutir à des actions très concrètes". Elle pense notamment à une politique d'éducation aux médias pour expliquer davantage le rôle des journalistes, de la presse et des médias dans la société.

Elle ajoute que publier cette tribune en cette semaine de la presse à l'école est aussi un symbole : "il est important qu'ils comprennent comment travaillent des journalistes, de pouvoir les interpeller, les interroger, puisque ce que nous pensons, c'est que les enfants d'aujourd'hui sont les citoyens de demain".

Une éducation aux médias permanente

La rédactrice en chef de l'Union explique aussi qu'il ne suffit pas d'éduquer durant cette semaine, mais qu'il faut aller plus loin toute l'année : "Finalement, tous les jours que nous devons avoir conscience de ce rôle là. Une semaine, c'est déjà très bien. Je sais que énormément d'actions sont mises en place. Les enseignants, comme les confrères journalistes, s'impliquent énormément dans cette semaine. Mais pour nous, l'éducation aux médias, c'est tout le temps, tous les jours, qu'elle doit se faire". 

Les réseaux sociaux, une zone de non-droit

Géraldine Baehr s'attaque aussi aux réseaux sociaux, où les contenus sont parfois en dehors des clous. Il faut responsabiliser les éditeurs et poursuivre les auteurs. "Ce que nous souhaitons faire, c'est que ces plateformes soient responsables et responsabilisées. Elles doivent être les garantes de l'application de leurs conditions générales d'utilisation. Je pense notamment à des questions d'anonymisation, des profils de non-respect de l'âge légal d'inscription. Ce sont des choses qui ne devraient pas pouvoir se faire et pourtant qui sont légion"

Pour la rédactrice en chef de l'Union, il est aussi important de rappeler que "ce qui est interdit, ce qui n'est pas autorisé dans le monde réel, ne peut l'être dans le monde virtuel". Elle vise les incitations à la haine, des menaces en ligne qui sont très peu poursuivies et qui doivent être davantage combattues sur les réseaux sociaux.

Un métier plus risqué 

Pour Géraldine Baehr, le métier de journaliste est aujourd'hui devenu plus risqué, avec de plus en plus de violence verbale, mais aussi physique. Depuis l'agression de Christian Lantenois, le photographe du journal, certaines choses ont été modifiées dans la façon de travailler. Des voitures ont été banalisées pour que les journalistes puissent travailler sans être inquiétés, notamment sur les faits-divers. Un travail est aussi mené pour alléger le matériel des photographes.

Au sein de la rédaction, il y a une envie de faire bouger les choses à long terme de manière concrète : "D'abord sur le plan pénal, puisque la plupart des plaintes déposées sont aujourd'hui classées sans suite. Pour nous, il faut que la réponse pénale soit plus ferme. C'est stop à l'impunité. Le second volet, c'est celui sur les réseaux sociaux et le troisième sur l'éducation. Donc, nous nous inscrivons sur le long terme pour faire avancer les choses et faire prendre conscience à la société du rôle des médias et des journalistes". 

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