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Société DOSSIER : Incendie de Notre-Dame

Après l'incendie de Notre-Dame, quelle protection pour les monuments du Loiret et du Loir-et-Cher ?

mardi 16 avril 2019 à 19:04 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Orléans

Les images de la Notre-Dame de Paris ont ému le monde entier, après le violent incendie qui a frappé la cathédrale. Les flammes sont un danger connu et pris en compte dans les monuments du Loiret et du Loir-et-Cher.

Au château de Chambord, huit agents de sécurité incendie veillent à prévenir tout incident.
Au château de Chambord, huit agents de sécurité incendie veillent à prévenir tout incident. © Radio France - Cyrille Ardaud

Chambord, France

Des flammes qui ravagent la toiture, font chuter la flèche. Combattues toute la nuit par 400 pompiers. Les images de l'incendie de la cathédrale de Notre-Dame ont fait le tour des médias du monde entier. La piste accidentelle est privilégiée par les autorités. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « destruction involontaire par incendie".

A Chambord, les travaux sont inspectés tous les jours

Dans le Loir-et-Cher, au château de Chambord, on confie : les incendies, c'est "une hantise", selon Jean d'Haussonville, le directeur général du site. Le site a déjà subi les flammes, en 1945, lors de travaux. La charpente de la tour Henri V avait été détruite. Pour éviter que l'histoire ne se répète, ou vivre des scènes telles qu'à Paris dans la nuit de lundi à mardi, à Chambord, huit agents de sécurité incendie et leur responsable sont mobilisés. 

Depuis un PC sécurité, ils surveillent l'ensemble du site à l'aide de caméras, prêts à intervenir. "Ce sont des équipes très spécialisées, qui ont aussi pour mission, lorsqu'il y a des travaux, le matin avant le début des travaux, pendant les travaux et le soir lorsqu'ils sont finis, de faire immédiatement une ronde", explique Jean d'Haussonville. "Il y a toujours une surveillance de ce que peuvent faire des entreprises extérieures qui interviennent sur le monument." 

En cas d'incendie, l'alerte est donnée auprès des services des pompiers. Un exercice a permis d'ailleurs de tester l'efficacité du dispositif il y a quelques mois, lorsque des touristes ont allumé un feu dans une cheminée du château. "Heureusement, on a vu que l'intervention des services départementaux et de nos propres services a été très bien maîtrisée". 

Des plans de prévision chez les pompiers

Dans les grands bâtiments accueillant du public, des plans de prévision sont établis par les pompiers : il s'agit d'établir le processus d'intervention des secours en cas d'incendie. "On réfléchit par rapport à l'établissement, comment il est positionné, les ressources en eau, le positionnement des échelles par rapport aux différentes zones d'accès", détaille le Colonel Christophe Fuchs, directeur départemental du service d'incendie et de secours.

Ces plans concernent, dans le Loiret, les trois principaux établissements de culte : la basilique de Cléry-Saint-André, la mosquée d'Orléans au sud de la ville ou encore la cathédrale Sainte-Croix. 

Que se passerait-il en cas d'incendie de la cathédrale d'Orléans ? 

A Paris, lors de l'intervention pour éteindre l'incendie de Notre-Dame, 400 pompiers ont été mobilisés. Un mode opératoire que l'on retrouverait en cas de drame similaire à la cathédrale d'Orléans. "On dépêche sur les lieux un train de départ constitué, composé d'un certain nombre de véhicules, comme ceux vus sur Paris : fourgon d'incendie, avec une réserve d'eau, grande échelle pour accéder aux niveaux supérieur de la cathédrale", indique le Lieutenant-Colonel Franck Maillard, chef du groupement prévention prévision et planification du SDIS. Ces échelles de 30 mètres de haut permettent d'accéder à une partie de la cathédrale, mais pas à la flèche, qui culmine à cent mètres. A l'intérieur du bâtiment, des colonnes sèches permettent de déployer plus simplement les lances à incendie. 

Ces incendies dans les lieux accueillants du public sont rares, rassurent les pompiers : ils ne concernent dans le Loiret qu'une à deux interventions par mois. Et les décès le sont encore plus : moins de cinq morts par an, sur le territoire français.