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Société

Après l'incendie du squat quai Deschamps, un groupe de Sahraouis occupe un ancien Ehpad à Pessac

mercredi 9 mai 2018 à 18:51 Par Olivia Chandioux, France Bleu Gironde

Un groupe de Sarhaouis a trouvé refuge à Pessac. Après l'incendie de leur squat, quai Deschamps à Bordeaux le mardi 1er mai, ils sont des dizaines à s'être installés dans une maison de retraite désaffectée à Pessac, sur le terrain du CHU Xavier Arnozan.

Les Sahraouis étaient 200 à vivre dans le squat situé quai Deschamps à Bordeaux.
Les Sahraouis étaient 200 à vivre dans le squat situé quai Deschamps à Bordeaux. © Radio France - Thomas Coignac

Pessac, France

Depuis l'incendie, les Sarhaouis se déplacent dans Bordeaux avec le peu d'affaires qu'il leur reste. Après avoir planté leurs tentes au parc des Angéliques sur la Rive droite d'où ils ont été délogés par les forces de l'ordre, ils sont aussi allés dormir près des Quinconces. Depuis quelques jours, ils sont des dizaines à s'être installés dans une ancienne maison de retraite à Pessac. 

Pas d'eau ni d'électricité dans ce bâtiment désaffecté 

Ce bâtiment désaffecté n'est plus alimenté ni en eau ni en électricité. Mardi, la police s'est rendue sur les lieux. Selon la Préfecture, le directeur du CHU Xavier Arnozan de Pessac, propriétaire de cet ancien Ehpad a indiqué qu'il allait saisir le tribunal administratif pour demander l'expulsion.  Il y a donc la débrouille et les nuits dehors pour les Sarhaouis, mais aussi les solutions d'hébergement mises en place par la Préfecture. Comme le gymnase Thiers à Bordeaux encore ouvert cette semaine.

Ce week-end ils étaient en moyenne 80 à y passer la nuit. Mais seulement 30 mardi soir. "Certains ont peur de venir, on ne peut pas les forcer" expliquent les associations. Parmi ces 200 Sarahouis, 40 ont pu bénéficier d'hébergement via l'Ofii, l'office en charge de l'accueil et de l'intégration des migrants.  Le préfet a demandé l'ouverture d'une vingtaine de places supplémentaires.