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Société

Après la fermeture d'Alma 18, l'association d'écoute sur la maltraitance Alma 36 s'attend à un regain d'activité

mercredi 31 janvier 2018 à 5:03 Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry

Alma 18, association d'écoute sur la maltraitance chez les personnes âgées, a cessé son activité depuis le 1er janvier. C'est désormais l'antenne indrienne, Alma 36, qui est chargée de traiter les dossiers du département voisin.

L'association tient deux permanences téléphoniques hebdomadaires.
L'association tient deux permanences téléphoniques hebdomadaires. © Radio France - Sarah Tuchscherer

Châteauroux, France

Elle collectait des témoignages sur la maltraitance des personnes âgées dans le Cher depuis 2005, mais faute de bénévoles, Alma 18 a dû cesser son activité le 1er janvier dernier. Dorénavant, c'est l'antenne indrienne de l'association, Alma 36, qui prendra en charge les dossiers du département voisin. Ce transfert devrait représenter une charge de travail importante pour la douzaine de bénévoles concernés, une charge d'autant plus conséquente que leur mission est délicate. 

Un phénomène pas toujours évident à cerner

Deux fois par semaine, les lundis et jeudis après-midi, de 14h à 17h, ils écoutent la parole des victimes ou de leurs proches. Vient ensuite une phase de vérification pour savoir si les faits rapportés doivent effectivement être considérés comme de la maltraitance. Hermann Beugré, conseiller référent depuis la création d'Alma 36 en 2012, raconte : "ça n'est pas que les faits rapportés sont erronés, mais parfois ils ne constituent pas un acte de maltraitance. On a eu l'exemple d'une dame âgée qui se plaignait de ne plus avoir de visite de son fils avec qui elle s'était disputée. Cette femme désemparée, nous l'avons conseillée, même si pour nous cela n'était pas de la maltraitance". 

Odette Renaud-Inclan, présidente d'Alma 36 depuis sa création en novembre 2012 - Radio France
Odette Renaud-Inclan, présidente d'Alma 36 depuis sa création en novembre 2012 © Radio France - Sarah Tuchscherer

Certains cas échappent aux radars

A l'inverse, certains cas ne sont pas détectés, ou pas tout de suite. La présidente d'Alma 36, Odette Renaud-Inclan se souvient du cas d'une bénévole qui s'est aperçue tardivement qu'une personne de son voisinage était victime : "L'auteur de la maltraitance était une personne de la famille de la victime, qui s'était installée près de chez elle. Comme la personne âgée avait besoin d'aide, les voisins pensaient que c'était une bonne chose. Il s'est avéré que c'était pour profiter de ses moyens". Ce type de maltraitance, dite financière, est aujourd'hui la plus répandue. 

Manque de bénévoles

Le rôle de l'association consiste à prévenir les autorités compétentes, ça peut être l'ARS (Agence Régionale de Santé) quand l'histoire se passe dans un établissement de santé, voire le procureur de la République si elle relève du judiciaire. En moyenne chaque année, Alma 36 traite une quinzaine de cas. Son homologue du Cher en suivait le double. Pour faire face à ce regain d'activité, Alma 36 espère pouvoir accueillir de nouveaux bénévoles. 

Les permanences téléphoniques d'Alma 36 ont lieu le lundi et le jeudi de 14h à 17h au numéro suivant : 09.66.82.37.64