Société

Après la mort d'un des rescapés du massacre d'Oradour sur Glane, l'épineuse question de la transmission de l'Histoire

Par Nathalie Col, France Bleu Limousin vendredi 7 octobre 2016 à 9:37

Pascal Plas, historien et directeur de l'institut de recherche sur les conflits à l'Université de Limoges
Pascal Plas, historien et directeur de l'institut de recherche sur les conflits à l'Université de Limoges - © Université de Limoges

Les obsèques de Marcel Darthout sont célébrées ce vendredi à Javerdat et Oradour sur Glane. Après la disparition de ce rescapé de la grange Laudy, lors du massacre perpétré le 10 juin 1944, il n'y a plus qu'un seul témoin direct du drame. La transmission de cette mémoire doit donc changer.

Invité de France Bleu Limousin ce vendredi, l'historien limougeaud Pascal Plas est revenu sur les conséquences de la disparition de Marcel Darthout. Pascal Plas est un spécialiste du drame d'Oradour sur Glane, il est aussi directeur de l'institut de recherche sur les conflits, à l'Université de Limoges. Pour lui "rien ne remplace le témoignage, le récit d'un témoin direct qui véhicule son émotion." Alors quand ils disparaissent, "on fait de l'histoire autrement mais on peut effectivement s'appuyer sur les enregistrements audio et vidéo dont on dispose désormais.' Pascal Plas estime que ça reste un support essentiel, un "outil irremplaçable" pour transmettre l'histoire aux jeunes générations, même si cela nécessite aussi tout un travail de contextualisation autour du témoignage.

De la même manière, l'universitaire reconnaît que conserver et montrer les ruines du village martyre est utile, mais ne suffit pas selon lui. La médiation des guides et des historiens reste nécessaire pour une bonne compréhension de ce drame.

Pascal Plas, historien à l'université de Limoges

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