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Après les attentats, le centre de recrutement de l'armée de Marseille double ses candidatures

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Par , France Bleu Provence
Marseille, France

Au lendemain des attentats, les propositions de candidatures ont doublé, pour le département des Bouches-du-Rhône comme pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Un "engouement inédit", avoue les recruteurs.

Des militaires patrouillent sur le Vieux-Port, le 15 novembre 2015
Des militaires patrouillent sur le Vieux-Port, le 15 novembre 2015 © Maxppp

Au CIRFA de l'avenue des Catalans, à Marseille, ce jour-là, pas moins d'une vingtaine de rendez-vous. Pas forcément beaucoup de visites spontanées ( le centre, fermé par un grand portail imposant, est situé au bout d'une impasse), mais des coups de fils, beaucoup, qui ont tous débuté le 14 novembre, au lendemain des attentats parisiens.

Un élan patriotique de ce type, c'est totalement inédit, reconnait le lieutenant-colonel Slimane Kenani, chef du recrutement du centre. Et on a même eu des appels pour nous remercier. On vit un véritable phénomène  "à l'américaine".

Le lieutenant-colonel Kenani gère les recrutements au CIRFA de Marseille.
Le lieutenant-colonel Kenani gère les recrutements au CIRFA de Marseille. © Radio France

Le nombre de mails de candidature spontanée a doublé depuis les événements parisiens : de trente par jour pour le CIRFA marseillais, ils sont passé à une soixantaine. Et surtout, ils émanent parfois de très jeunes gens, comme cette lettre ci-dessous, écrite par un jeune garçon de quinze ans.

Les candidatures spontanées émanent aussi de très jeunes gens.
Les candidatures spontanées émanent aussi de très jeunes gens. © Radio France

Maeva, 21 ans, est venue signer des papiers avant son engagement pour de bon, le 1er décembre prochain. Elle est très décidée, confortée dans son choix par les attentats parisiens: "Je le fais avant tout pour protéger ma famille, et puis la France aussi, du mieux que je peux. J'ai pas peur, vraiment pas", dit cette jeune Vitrollaise.

Sa maman qui l'accompagne est fière mais très émue : "Au départ, j'étais pas vraiment pour, mais je ne peux que respecter sa décision, elle le fait pour la bonne cause : je ne peux pas m'opposer", rajoute-t-elle des larmes dans les yeux.

Les recruteurs rappellent quand même que le processus de candidature est long, et n'aboutit pas toujours : il faut "dépasser l'aspect émotionnel, ce qui se fait en plusieurs étapes". Cette année, les CIRFA de France prévoit le recrutement définitif de 15 000.

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