Société

Après l'attaque de l'Essonne, les policiers appelés à se rassembler partout en France ce mardi

Par France Bleu, France Bleu lundi 10 octobre 2016 à 17:03

Deux voitures de police ont été attaquées aux cocktails Molotov samedi , à Viry-Châtillon.
Deux voitures de police ont été attaquées aux cocktails Molotov samedi , à Viry-Châtillon. © Maxppp - Arnaud Journois

Après l'attaque au cocktail Molotov contre des policiers ce week-end en Essonne, quatre syndicats de police appellent à des rassemblements silencieux ce mardi midi, tandis qu’un autre appelle à une "grève du zèle" dans l'Essonne pour réclamer des moyens adaptés.

Après l'attaque au cocktail Molotov contre quatre agents samedi dans l'Essonne, le syndicat Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, appelle les policiers à une "grève du zèle" : les agents sont invités ne traiter que les urgences et cas graves"**,** du feu rouge grillé à l'atteinte aux biens et aux personnes, et à "faire l'impasse" sur les petites infractions du quotidien "comme un stationnement gênant", explique à l'AFP son secrétaire général adjoint, Frédéric Lagache. Quatre autres organisations appellent à des rassemblements devant les commissariats ou services de police ce mardi 11 octobre au midi. Le parti Les Républicains a réclamé pour sa part la démission de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur.

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"J'ai vu qu'on voulait vraiment nous tuer" - Sébastien 38 ans, policier

La police nationale a lancé lundi soir un appel à témoins, avec un numéro vert dédié, le 0805 200 448. Les agresseurs, "une dizaine de personnes cagoulées" selon le ministre de l'Intérieur, ont brisé les vitres d'un premier véhicule puis l'ont incendié avec des cocktails Molotov. Deux autres agents, présents dans une seconde voiture garée à proximité, ont également été agressés et leur véhicule incendié. "Ils nous sont tombés dessus en quelques secondes", a raconté à RTL Sébastien, 38 ans, présent dans la deuxième voiture, évoquant un moment d'"horreur". "Les vitres éclatent, ma collègue prend des coups de poing, des projectiles. On essayait de nous bloquer la sortie, j'ai vu qu'on voulait vraiment nous tuer", a ajouté le policier qui, une fois les assaillants partis, s'est jeté sur son collègue en feu pour éteindre les flammes.

Aucune interpellation pour le moment

Le ministre de l'Intérieur et Manuel Valls ont fait lundi matin la tournée des commissariats de l'Essonne, où le Premier ministre a assuré que les auteurs des violences seraient "appréhendés" et "jugés sévèrement". "Il n'y a pas de zone de non-droit", a ainsi déclaré Manuel Valls. "Aucune interpellation en lien avec l'affaire" n'a toutefois encore eu lieu, selon une source judiciaire. Quatre membres des forces de l'ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l'agression commise par un groupe d'une quinzaine de personnes qui ont jeté des cocktails Molotov sur leurs véhicules près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon.

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