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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Après les violents affrontements au Pouzin, les gilets jaunes reconstruisent leur lieu de rassemblement

dimanche 2 décembre 2018 à 20:58 Par Diane Sprimont, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Jamais la commune du Pouzin (Ardèche) n'avait connu de telles scènes de violence. Samedi soir, 19 gendarmes et 2 manifestants ont été blessés dans les affrontements qui ont opposé casseurs et forces de l'ordre. Les gilets jaunes ont réinstallé leur campement dès ce dimanche.

Les gilets jaunes du Pouzin se disent toujours déterminés à poursuivre le mouvement.
Les gilets jaunes du Pouzin se disent toujours déterminés à poursuivre le mouvement. © Radio France

Le Pouzin, France

Pourquoi la situation a-t-elle dégénéré à ce point samedi soir au Pouzin ? Jusque-là, le mouvement des gilets jaunes sur le rond-point de la Rotonde se déroulait sans incident. 

Ce samedi, ils étaient environ 200 gilets jaunes rassemblés comme d'habitude lorsque des heurts ont éclaté à partir de 17h entre les forces de l'ordre et les manifestants. L'interpellation d'un gilet jaune qui s'est avéré être porteur d'un couteau et de pétards aurait mis le feu aux poudres. Des casseurs, venus notamment de la Drôme voisine, se sont mêlés aux manifestants. 

Les affrontements ont dégénéré avec incendies et caillassage des forces de l'ordre qui ont utilisé du gaz lacrymogène. Selon le bilan de la préfecture : 19 gendarmes ont été blessés. L'un d'eux a reçu une boule de pétanque sur son casque, un autre a reçu une pierre au front. Selon le Procureur de la République de l'Ardèche, deux personnes interpellées samedi au Pouzin sont encore en garde à vue ce dimanche soir. 

Au total, 150 gendarmes sont venus en renforts samedi au Pouzin.  - Radio France
Au total, 150 gendarmes sont venus en renforts samedi au Pouzin. © Radio France

"C'est pas nous qui avons fait ça" — Pascal, gilet jaune au Pouzin

Dès dimanche matin, les gilets jaunes ont commencé à reconstruire leur cabane et à balayer les voies. "Il y a des milliers de clous et les vestiges de cette soirée sur le sol, constate Pascal en balayant, il nous faudrait un service d'ordre de gilets jaunes pour empêcher les casseurs de venir. _C'est pas nous qui avons fait ça_.

Pour beaucoup d'entre eux, il est "indispensable" de dissocier leur groupe de gilets jaunes des casseurs, ceux arrivés plus tard dans la journée de samedi. "On ne les avait jamais vus ici avant", rapporte Bernard.  

Les gilets jaunes ont reconstruit leur cabane détruite samedi soir.  - Radio France
Les gilets jaunes ont reconstruit leur cabane détruite samedi soir. © Radio France

"C'est de la folie, c'est de la guerre, je n'avais jamais vu ça" — Alain Martin, maire du Pouzin

Le maire de la commune, Alain Martin, comprend les revendications des gilets jaunes mais il se sent impuissant, "dans une guerre il y a deux parties. Et à un moment donné, il faut bien que les deux parlent. Aujourd'hui, les manifestants parlent. L'Etat doit aussi parler parce que nous, nous sommes dans des situations incroyables." Après trois semaines de mobilisation, Alain Martin, n'en peut plus, "j'espère qu'on va s'en sortir le plus rapidement possible. C'est de la folie, c'est de la guerre. Je n'avais jamais vu ça."  

De leur côté, les gilets jaunes du Pouzin restent mobilisés, "on ne lâchera rien, on restera mobilisés jusqu'à ce que le gouvernement nous entende", insiste Elodie, une manifestante du Pouzin. 

Environ 200 manifestants étaient présents samedi au Pouzin lorsque les affrontements ont commencé.  - Radio France
Environ 200 manifestants étaient présents samedi au Pouzin lorsque les affrontements ont commencé. © Radio France
A côté du rond-point de la Rotonde, des façades ont notamment été touchées par les échauffourées.  - Radio France
A côté du rond-point de la Rotonde, des façades ont notamment été touchées par les échauffourées. © Radio France