Climat – Environnement

Après Perpignan, une autre agglomération des Pyrénées-Orientales instaure la taxe inondation

Par Simon Colboc et Suzanne Shojaei, France Bleu Roussillon mercredi 18 octobre 2017 à 9:15

Deux personnes avaient été tuées lors de la dernière crue du Réart en 2011
Deux personnes avaient été tuées lors de la dernière crue du Réart en 2011 © Maxppp -

Les élus de la communauté de communes Sud Roussillon (Saint-Cyprien et cinq autres communes) viennent de voter l'instauration d'une taxe inondation. La communauté urbaine de Perpignan l'avait déjà fait l'an dernier. Comptez autour de 20 euros par foyer et par an.

La taxe inondation fait donc des petits en Pays Catalan. Après la communauté urbaine de Perpignan il y a un an, c'est au tour de la communauté de communes Sud Roussillon de l'instaurer.

Mauvaise nouvelle donc si vous habitez Saint- Cyprien, Théza, La Tour-bas-Elne, Montescot, Alenya ou Corneilla-del-Vercol : vous devrez payer en moyenne 20 euros de taxe par foyer et par an. Le montant de la taxe ne dépassera pas les 40 euros assurent les élus. 21 000 habitants sont concernés.

Les élus de Sud Roussillon expliquent ne pas avoir le choix : au 1er janvier 2018, l'État va déléguer la compétence de la GEMAPI, la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations aux intercommunalités.

"La communauté de communes n'a pas la capacité financière actuellement pour gérer les nombreuses digues et les nombreux passages à gué tout en finançant de nouveaux travaux." Le maire de Théza, Jean-Jacques Thibaud

Jean-André Magdalou, le maire d'Alenya, justifie l'instauration de la taxe inondation

En mars 2011, le Réart était sorti de son lit. Deux personnes avaient trouvé la mort sur les communes de Pollestres et Villeneuve-de-la-Raho, deux communes de la communauté urbaine de Perpignan.