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Coronavirus : les pompiers de Poitiers déménagent avec trois mois de retard

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Par , France Bleu Poitou

Les sapeurs-pompiers de Poitiers emménagent cette semaine dans des locaux flambants neufs. Alors que la caserne Saint-Eloi a été totalement rénovée, les soldats du feu rattachés au centre de Pont-Achard vont de leur côté déménager dans une nouvelle caserne bâtie à La Blaiserie.

Viviane, secrétaire depuis 30 ans des pompiers de Poitiers, entourant le capitaine Laurent Aucher, chef de centre (à gauche), et son adjoint le lieutenant Pascal Menneteau
Viviane, secrétaire depuis 30 ans des pompiers de Poitiers, entourant le capitaine Laurent Aucher, chef de centre (à gauche), et son adjoint le lieutenant Pascal Menneteau © Radio France - Jules Brelaz

Avec trois mois de retard causés par l'épidémie de coronavirus, les sapeurs-pompiers de Poitiers emménagent enfin dans leurs nouveaux locaux. La caserne de Saint-Eloi, datant des années 1980, a été totalement reconstruite et le centre de secours et d'incendie de Pont-Achard, implanté en 1968 près de la gare de centre-ville, déménage cette semaine dans un bâtiment neuf situé à la Blaiserie. La vétusté des anciens locaux ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. 

"On avait des toilettes bouchées, les murs étaient anciens donc pas isolés, il faisait froid l'hiver et chaud l'été, donc être dans de nouveaux locaux ce sera forcément plus agréable" — Viviane

Secrétaire depuis 30 ans des sapeurs-pompiers de Poitiers, Viviane partageait ses journées de travail entre les casernes Pont-Achard et Saint-Eloi. A chaque infiltration d'eau, c'était elle qui appelait les plombiers. "Pont-Achard, ce sont des locaux immenses qui sont inchauffables, avec beaucoup de problèmes de fuites d'eau, il faut dire que le bâtiment a mon âge, il date de 1968", dit en souriant le lieutenant Pascal Menneteau, chef-adjoint du centre de secours et d'incendie.

Mercredi matin, les sapeurs-pompiers quitteront en colonne de camions la caserne de Pont-Achard. Le cortège guidée par la police nationale se scindera en deux à partir de la Porte de Paris pour rejoindre les centres de Saint-Eloi et la Blaiserie.

Le capitaine Laurent Auchet, chef du centre de secours et d'incendie de Pont-Achard, patron de la nouvelle caserne de la Blaiserie.
Le capitaine Laurent Auchet, chef du centre de secours et d'incendie de Pont-Achard, patron de la nouvelle caserne de la Blaiserie. © Radio France - Jules Brelaz

Un patio, des sas de décontamination et des vestiaires pour femmes

Pour prendre en compte la féminisation du métier de soldat du feu, la nouvelle caserne de la Blaiserie dispose de douches réservées aux femmes. "Les vestiaires ont été adaptés pour nous, ce qui n'était pas le cas de Pont-Achard, je pense que c'était nécessaire et on est très contentes d'avoir des nouveaux locaux adaptés aux femmes sapeurs-pompiers", explique Pauline, jeune sapeur-pompier volontaire, infirmière au CHU de Poitiers. Sur 90 soldats du feu (professionnels et volontaires), les casernes de Poitiers comptent actuellement huit femmes.

Le centre de la Blaiserie répond également à la problématique de toxicité des fumées avec des sas d'habillage et de déshabillage. "Quand les sapeurs-pompiers reviennent du feu, potentiellement intoxiqués et contaminés par les fumées, ils pourront passer dans un vestiaire se nettoyer et se changer avec des vêtements propres, ce qui n'était pas le cas ici (à Pont-Achard), où quand les pompiers revenaient d'intervention, ils enlevaient leur tenue de feu et la mettaient dans leur placard", se souvient Pascal Menneteau. 

Les nouveaux locaux offrent aussi aux sapeurs-pompiers des lieux de détente dignes de ce nom. La caserne de la Blaiserie s'articule ainsi autour d'un patio, qui sera le lieu de vie des soldats du feu entre leurs différentes interventions. Et pour le symbole,  ajoute le capitaine Laurent Aucher, un "morceau de Pont-Achard" va être installé dans le nouveau centre. "Parmi tous les symboles des sapeurs-pompiers, on a le camion rouge et l'uniforme mais aussi les perches de feu", ces tubes en métal qui permettent aux soldats du feu de descendre les étages à toute vitesse sans passer par les escaliers. 

"Même si on utilise ces perches de feu de moins en moins, il nous paraissait nécessaire et même incontournable d'en amener un peu de Pont-Achard à la Blaiserie, et à chaque fois qu'on la descendra, ça nous rappellera notre ancienne caserne".

Le coût du chantier de rénovation du centre de Saint-Eloi et de la construction d'une nouvelle caserne à la Blaiserie s'élève à 11,45 millions d'euros, dont dix millions ont été pris en charge par le Conseil départemental de la Vienne.

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