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Société

Aquarius : la proposition corse saluée, le silence de Paris critiqué

mardi 12 juin 2018 à 15:56 Par Patrick Vinciguerra, France Bleu RCFM

Alors que le geste des deux présidents de la Collectivité de Corse d'accueillir dans un port de l'île les 629 migrants de l'Aquarius est mis en avant, de nombreux élus dénoncent l'inertie de la France. L'affaire prend une tournure politique. Emmanuel Macron s'en prend quant à lui à l'Italie.

L'Aquarius stationne toujours en Méditerranée entre Malte et la Sicile
L'Aquarius stationne toujours en Méditerranée entre Malte et la Sicile © Radio France -

Corse, France

Beaucoup, élus mais aussi simples citoyens, dénoncent ce mardi le "silence coupable" de la France face à la situation de l'Aquarius et de ses 629 migrants qui, finalement, sont transportés vers l'Espagne.  "C'est à Naples, en Espagne, en Corse,  mais pas à l’Élysée et à Matignon ni à Bruxelles que les réactions et décisions de simple humanité se disent et se prennent. Triste leçon pour la France et l'Union européenne", regrette la député de la France Insoumise, Clémentine Autain.

Au Parti socialiste, le premier secrétaire Olivier Faure a vu dans "l'Espagne de Sanchez (l')honneur de l'Europe", et le député PS Luc Carvounas a dénoncé "le silence (...) coupable" de la France, tandis que le député PS Rachid Temal soulignait que le Premier ministre espagnol "lui n'a pas attendu une demande, il a fait le choix de l'humanité".  "Sauf modification de la géographie en Méditerranée entre la Sicile et l'Espagne, il y a les côtes françaises... Votre réponse est juste scandaleuse et à vomir !", a ajouté M. Temal dans un tweet, en réponse à la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau. 

Nous n'avons pas été saisis d'une demande de la part de l'ONG SOS Méditerranée, pour une raison simple, c'est que pour se rendre jusqu'en France, c'est aussi plusieurs jours de mer, dans une mer qui n'est pas bonne, avec des passagers qui ne sont pas en bonne santé", Nathalie Loiseau

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne a défendu mardi l'action de Paris qui, selon lui, "agit" et n'est "pas inerte" sur la question migratoire.  "Nous n'avons pas été saisis d'une demande de la part de l'ONG SOS Méditerranée, pour une raison simple, c'est que pour se rendre jusqu'en France, c'est aussi plusieurs jours de mer, dans une mer qui n'est pas bonne, avec des passagers qui ne sont pas en bonne santé", a donc de son côté justifié la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau. 

Emmanuel Macron a quant à lui dénoncé mardi en Conseil des ministres la "part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien" qui a refusé d'accueillir l'Aquarius et ses plus de 600 migrants, dérogeant au droit international, a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.  Le chef de l'État "a tenu à rappeler le droit maritime" qui indique "qu'en cas de détresse, ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l'accueil". "Si un bateau avait la France pour rive la plus proche, il pourrait accoster" en France car "c'est le respect du droit international", a ajouté le président qui a salué le courage de l'Espagne qui va accueillir le bateau, selon le porte-parole.  "La France prend sa part, mais ce qui est inacceptable, c'est le comportement et l'instrumentalisation politique qui en a été faite par le gouvernement italien", a dénoncé M. Griveaux face à la presse.

En Corse, si la position des dirigeants de la Collectivité de Corse, a été très bien accueillie, notamment sur les réseaux sociaux, des voix discordantes se sont malgré tout faites entendre. "Oui à une aide d'urgence, non au débarquement sur l'île", prévient notamment François-Xavier Ceccoli, maire de San Giulianu, conseiller territorial LR.