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Ardèche : à Bourg-Saint-Andéol les vignerons s'opposent au projet de "zone artisanale" dans les vignobles

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Dialogue de sourds à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche). Les vignerons s'opposent à la construction d'une zone artisanale au milieu des vignes AOC. Avec ce projet, la Communauté de commune veut relancer l'emploi dans la commune.

Les vignerons s'opposent au projet
Les vignerons s'opposent au projet © Radio France - Nina Valette

Difficile de trouver un accord entre le "Collectif de l'Olivet" à Bourg-Saint-Andéol, dans l’Ardèche, et la Communauté de commune. Depuis plusieurs semaines, ils s'opposent sur le projet de zone artisanale au bord de la départementale 190. 

Dialogue de sourds

Jean-Paul Croizier, le président de la communauté de commune, souhaite créer cette zone artisanale pour inciter les professionnels à s’installer dans le coin. "Aujourd’hui, il n'y a plus de zone pour nos artisans, donc ils partent. Nous n'avons pas le choix, il faut sacrifier des hectares si on veut que la Communauté de communes garde ses artisans," insiste l'élu. 

Alors après plusieurs études, il souhaite installer le bâtiment au milieu des vignobles d'une dizaine de vignerons. "Il nous faut au total, 15 hectares. Sauf qu'entre les PPRI (Plan de prévention du risque inondation), les zones urbanisées, la fôret, ce n'est pas simple de trouver la place", explique Jean-Paul Croizier qui se défend de vouloir détruire la culture locale  :"Je suis moi-même ancien viticulteur. Je connais la qualité des sols et je sais que ce terrain est très bon pour la viticulture. Mais il faut sauver l'emploi"

Les vignerons eux refusent de vendre les terres à la Communauté de commune. "Ils nous proposent en dédommagement d'autres terres plus loin. Sauf que moi, je ne veux pas prendre ma voiture pour rejoindre mes parcelles. Ça fait plus de 10 ans que je suis ici", raconte Roland, l'un des vignerons concernés.

"Mon fils fait des études pour reprendre l'exploitation avec moi, plus tard. Cette vente pourrait tout compromettre" - Roland, vigneron

En revanche la Communauté de commune, par l’intermédiaire de Jean-Paul Croizier, son président, veut rassurer les producteurs : "Il n'y aura aucune expropriation. C'est une promesse que j'ai faite". Alors faute d'accord, c'est la Chambre d'Agriculture qui vient de lancer une étude. Elle devrait livrer ses résultats d'ici six à huit mois. 

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