Société

Ardèche : un projet touristique provoque la colère des commerçants

Par Germain Treille, France Bleu Drôme-Ardèche mardi 15 juillet 2014 à 6:00

Emplacement prévu pour le futur office de tourisme
Emplacement prévu pour le futur office de tourisme © Radio France - Germain Treille

La Communauté de communes d'Aubenas-Vals veut construire un office de tourisme à l'entrée d'une zone commerciale, au bord d'un immense rond-point très fréquenté, le croisement des routes qui vont vers la Vallée du Rhône et vers les Gorges de l'Ardèche. Les commerçants dénoncent un projet inadapté.

Les commerçants ne veulent pas d'un office de tourisme en face de leurs magasins

Un projet touristique dans une zone très fréquentée

Cet imbroglio se déroule sur la zone commerciale des terres de Millet, dans la banlieue albenassienne. Il s'agit d'une des plus grandes zones commerciales de la région avec une vingtaine de magasins. Une centaine de personnes y travaillent. Et c'est donc là, à l'entrée du centre d'activités, sur un talus, au bord d'un carrefour giratoire, que la Communauté de communes d'Aubenas-Vals a décidé de construire un bâtiment de 600 mètres carrés, de 12 mètres de haut, dédié au tourisme. Au départ, l'idée n'a pas déplu. Une antenne de l'office de tourisme à cet emplacement, sous forme de kiosque d'informations, les commerçants n'y ont vu que des conséquences positives.

L'opposition grandit chez les commerçants

Mais, au fil des mois, l'antenne s'est transformée en construction beaucoup plus importante. Et les commerçants ont dit "non", ils n'en veulent plus. Pour des raisons de sécurité, aucun stationnement, selon eux, n'est prévu. Pour des raisons de visibilité du site également. Le gérant d'un restaurant estime qu'un commerce marche si on peut le voir. S'il disparaît derrière un imposant bâtiment, son activité risque de chuter et des emplois pourraient même être menacés. Sollicité, le président de l'intercommunalité, et premier adjoint à la mairie d'Aubenas, Jean-Yves Meyer, ne souhaite faire aucun commentaire à ce sujet. Le projet est en cours de finalisation. S'il est prochainement validé, les commerçants ont déjà prévu de déposer un recours en annulation devant le tribunal administratif.