Société

Ardennes : une collégienne de 15 ans interdite de cours à cause d'une jupe trop longue

France Bleu Champagne-Ardenne mardi 28 avril 2015 à 19:09

Le collège Léo Lagrange à Charleville-Mézières dans les Ardennes
Le collège Léo Lagrange à Charleville-Mézières dans les Ardennes © Google Street View

Une collégienne de 15 ans, scolarisée à Charleville-Mézières dans les Ardennes, a été interdite de cours à deux reprises dans son établissement parce que sa robe noire était trop longue, ce qui a été jugé comme un signe religieux ostentatoire.

Une adolescente de 15 ans, scolarisée au collège Léo Lagrange à Charleville-Mézières dans les Ardennes, a été interdite de cours à deux reprises dans son établissement à cause d'une longue jupe noire, jugée comme un signe religieux ostentatoire.

Par deux fois, au cours de ce mois, l'élèves de troisième a été empêchée d'entrer en classe. La jeune fille, de confession musulmane, porte le voile mais explique qu'elle le retire avant d'aller au collège. Elle se défend : « cette jupe n'a vraiment rien de particulier, elle est toute simple. Il n'y a aucun signe religieux » se défend-elle. 

Le rectorat de son côté indique qu'il n'y a pas eu d'exclusion, qu'il a simplement été question de l'inviter à se changer. 

D'autres provocations

L'académie de Reims évoque dans cet établissement des actions revendicatrices et concertées d'élèves, qui font suite à d'autres incidents plus visibles liés par exemple au port du voile, et conclut dans un communiqué que « le cadre laïque de l’enseignement doit être fermement rappelé et garanti ». 

Le communiqué de presse parle également de provocations ou de la tentation d’éprouver les limites des règles communes de la part de certains élèves, et incite au dialogue entre l'établissement et les familles concernées à la rentrée des classes.

En tout cas l'affaire a suscité de nombreuses réactions d'indignation : l'observatoire nationale contre l'homophobie dénonce une hystérie collective  Et sur les réseaux sociaux, des messages de soutiens s'affichaient par dizaines avec le slogan : je porte ma jupe comme je veux.