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Société

Arès : Un mois après l'arrivée des réfugiés de Calais, comment se passe leur accueil ?

jeudi 24 novembre 2016 à 4:10 Par Damien Gozioso, France Bleu Gironde

Cela fait un mois que le démantèlement de la jungle de Calais a eu lieu. Depuis des migrants on été accueillis partout en France et chez nous en Gironde. À Arès notamment où une partie de la population avait exprimé ses réticences. Un mois plus tard, tout semble pourtant se passer très sereinement.

 Le centre d'accueil des réfugiés d'Arès, à l'abri des regards.
Le centre d'accueil des réfugiés d'Arès, à l'abri des regards. © Radio France - Damien Gozioso

Arès, France

La commune d'Arès, située sur le bassin d'Arcachon, a fait parler d'elle fin septembre, à l'annonce du démantèlement à venir de la "jungle" de Calais. À l'époque alors que se posait la question de l'accueil des migrants évacués, la municipalité s'était prononcée contre leur venue. Un peu plus tard, le centre d'accueil finalement choisi par la Préfecture de Gironde faisait l'objet de départs d'incendies volontaires. Mais le 25 octobre derniers, huit réfugiés ont bien débarqué à Arès, où ils ne sont restés que quelques semaines. Depuis début novembre, se sont une vingtaine de jeunes filles qui occupent le centre de vacances d'EDF. Une arrivée discrète qui n'a pas bouleversé la vie des habitants.

Pas de "cataclysme"

Autour du centre d'accueil, ils sont peu nombreux à avoir déjà croisé leurs nouveaux voisins, même si une curiosité déplacée pousse certains à regarder par-dessus les clôtures. "Je ne les ai jamais vues" avoue Santiago, qui ne cache pas qu'il était défavorable à l'arrivée de réfugiés sur la commune. C'est pareil pour Gisèle, arésienne depuis plus de 40 ans. "Avant qu'ils arrivent, oui j'avais peur" confie-t-elle. Mais aujourd'hui, un mois plus tard, elle le regrette : "C'était ridicule ce qu'on a fait... Ma vie n'a pas changé depuis un mois."

Danielle qui promène souvent son chien sur la plage, pas loin du centre d'accueil a bien croisé "une famille, un jour". "Mais c'est tout, Arès est toujours aussi calme, sans problèmes" s'empresse-t-elle d'ajouter. Tout semble donc aller pour le mieux, et ce n'est pas Coline, étudiante en histoire et bénévole du collectif "accueil solidaire à Arès" qui dira le contraire : "Je pense que les gens qui étaient très hostiles à ces arrivées en on fait un cataclysme alors que ça ne change la vie de personne pour l'instant. Le ciel ne nous est pas tombé sur la tête parce que ces jeunes filles sont là ou parce qu'avant elles des adultes étaient là".

La solidarité s'organise

Pas de cataclysme donc, au contraire, les habitants sont nombreux à apporter depuis un mois des preuves de solidarité. Des vêtements par exemple au début, aujourd'hui des activités sont proposées aux jeunes filles. Beaucoup de sport, certaines ont par exemple appris à faire du vélo, des ateliers manuels et créatifs aussi. S'ils n'ont pas été les plus bruyants à l'annonce de l'arrivée des réfugiés, les bénévoles qui depuis œuvrent à leurs côtés sont finalement plus de 250.

C'est l'association France Horizon qui s'occupe de toute la partie administrative pour régulariser la situation de ces jeunes filles dont certaines n'ont pas totalement abandonné l'idée de rallier l'Angleterre. Leur avenir reste flou mais elles espèrent pouvoir rapidement remercier tout le monde.