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Argenton-sur-Creuse : la mairie vend un bâtiment historique, l'opposition s'insurge

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Par , France Bleu Berry

L'hôtel particulier de Scévole, ouvrage patrimonial important à Argenton-sur-Creuse, va être vendu à des particuliers. L'occasion de voir revivre ce lieu "vétuste" selon la mairie, une "tristesse de voir partir ce bâtiment" pour l'opposition.

L'hôtel de Scévole (capture d'écran Google Street View)
L'hôtel de Scévole (capture d'écran Google Street View) - Google Maps

Il sera vendu 150 000 euros. L'accord de vente de l'hôtel de Scévole a été adopté, mardi 14 janvier, par le conseil municipal d'Argenton-sur-Creuse. En vente depuis près de deux ans, au départ pour 164 000 euros, ce bâtiment ancien a finalement trouvé preneur : un couple de particuliers qui souhaite en faire leur logement, ainsi que des chambres d'hôtes.

"De la tristesse de voir ce bâtiment partir"

Occupé jusqu'en 2007 par une crèche, la médecine du travail et des travailleurs sociaux, le bâtiment ne sert plus aujourd'hui qu'à héberger deux associations, qui seront relogées. "C'est dommage", regrette le chef de file de l'opposition Ludovic Livernette, qui dénonce le passage de l'hôtel particulier dans le giron du privé. "Je n'ai rien contre les acheteurs, mais j'ai un peu de tristesse à voir ce bâtiment partir. Pour les années à venir, si nous avons besoin de bâtiments publics, nous ne pourrons pas nous en servir. Et puis les Argentonnais y sont attachés, il a une valeur historique." Il affirme n'avoir été prévenu de la vente que tardivement, "cinq jours avant".

Selon le conseiller municipal, la mairie aurait pu restaurer elle-même le bâtiment, si elle avait mieux géré son budget. "On a dernièrement rénové l'église Saint-Étienne pour 900 000 euros, avec une utilisation plutôt relative...", avance-t-il. "J'avais suggéré qu'on installe l'école de musique ou l'école de danse à l'hôtel de Scévole, par exemple."

"Si on ne devait compter que sur la puissance publique pour garantir la beauté de notre patrimoine, on aurait pas grand-chose"

De son côté, le maire Vincent Millan (PS) ne se démonte pas face aux critiques : "À l'approche des municipales [les 15 et 22 mars, ndlr], c'est le jeu de l'opposition politique... On dépasse le vrai débat. S'il fallait compter sur la seule puissance publique pour garantir la beauté de notre patrimoine, on aurait pas grand-chose", assène le maire. 

Vincent Millan assure avoir toutes les garanties de la part des propriétaires pour ne pas dénaturer l'endroit. "On a inscrit dans le bail un droit de passage inaliénable pour la cour pavée, devant, qui restera ouverte au passage, de même que la ruelle derrière. En plus, les propriétaires ne peuvent pas toucher l'extérieur, comme le bâtiment est dans un périmètre classé. D'ailleurs, ils ont eux-même une démarche de conservation, puisqu'ils veulent inscrire une façade du bâtiment à la liste complémentaire du patrimoine historique."

Des travaux très conséquents avant de rendre le bâtiment habitable

En outre, le projet de chambres d'hôtes est intéressant pour la ville, abonde le maire. "20 chambres de plus à une époque où l'on a de plus en plus de mal à garder des hôtels ouverts, il ne faut pas minimiser cette offre." Quant aux deux acheteurs, il s'agit d'un couple "qui a des attaches dans la région : Monsieur est de Limoges et Madame vient très régulièrement séjourner à Argenton". 

Avant de pouvoir constater le résultat de cette réhabilitation, il faudra encore patienter : les travaux vont être conséquents. "Ce n'est pas une ruine, mais le bâtiment est vétuste. Il faudra changer les 72 fenêtres, le chauffage central, refaire des parties de toiture et de charpente, l'étanchéité..." Enfin, si la mairie a donné son accord de vente, le compromis n'a pas encore été signé. Les acquéreurs espèrent signer d'ici l'été.

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