Société

Armistice 1918 : Clément, 11 ans, assure la relève de porte-drapeau en Corrèze

Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin vendredi 11 novembre 2016 à 9:51

Clément Rieux va de cérémonie en cérémonie, ici à Oradour-sur-Glane
Clément Rieux va de cérémonie en cérémonie, ici à Oradour-sur-Glane - DR

L'armistice de 1918 est commémoré ce vendredi 11 novembre avec de nombreuses cérémonies. En Corrèze, un jeune homme de 11 ans assure la relève de porte-drapeau, alors que les anciens combattants sont de moins en moins nombreux.

Ce vendredi est célébré le 98e anniversaire de la fin de la 1re guerre mondiale, avec de nombreuses cérémonies prévues pour ne pas oublier. Et alors que les témoins directs des conflits, vieillissants ou décédés à mesure que le temps passe, sont toujours moins nombreux à pouvoir témoigner, la question de la relève des porte-drapeaux est un vrai sujet pour les associations d'anciens combattants.

Un arrière grand-père résistant puis porte-drapeau

En Corrèze, le Souvenir Français a, pour sa part, trouvé à qui faire confiance. C'est Clément Rieux, 11 ans, qui porte le drapeau de l'association aux différentes cérémonies de commémorations. Il y a une histoire familiale derrière cet engagement. "Mon arrière grand-père, pépé Jean, était résistant" en Alsace-Lorraine pendant la 2e guerre mondiale explique le jeune homme qui s'est très vite intéressé au sujet en posant beaucoup de questions. "Comment ça se passait à l'époque dans les tranchées ? Qu'est-ce que faisait pépé Jean ?", détaille Clément, scolarisé en classe de 6e à Brive.

Rencontre avec François Hollande au camp du Struthof

Cet arrière grand-père, devenu plus tard porte-drapeau, "a eu dans les 20 médailles", poursuit Clément Rieux, qui a bien voulu porter le drapeau quand l'antenne du Souvenir Français, en Corrèze, lui a proposé. "Si on oublie, s'il n'y a plus de porte-drapeau et tout le reste, il risque d'y avoir de nouvelles guerres", abonde Clément dont la maman est aussi porte-drapeau. Il va de cérémonie en cérémonie sur le territoire corrézien, mais pas seulement. L'an dernier, il a rencontré le président de la République "au camp de concentration du Struthof", et François Hollande "m'a dit que c'était bien qu'il y ait des jeunes, comme moi, porte-drapeau." Ce vendredi, Clément sera présent à la cérémonie de Brive, en fin de matinée.