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Société

Arnage : le projet d'accueil de migrants relancé, le maire "choqué"

vendredi 10 août 2018 à 18:14 Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine et France Bleu

L'ancien hôtel Formule 1 de la Gèmerie, à Arnage, accueillera bien des migrants. Le projet lancé en mars 2017 devrait aboutir en octobre prochain, selon la préfecture. Le maire d'Arnage y reste opposé et pourrait prendre un arrêté d'interdiction des travaux en cours.

Thierry Cozic, maire d'Arnage, et l'hôtel F1 de la Gémerie
Thierry Cozic, maire d'Arnage, et l'hôtel F1 de la Gémerie © Radio France - Alexandre Chassignon

Arnage, France

Les chambres de l'ancien hôtel Formule 1 d'Arnage, vides depuis sa fermeture en juillet 2017, devraient accueillir des migrants à partir de cet automne. La préfecture de la Sarthe précise dans un communiqué qu'il s'agira de "réfugiés du Niger et du Tchad", c'est-à-dire de personnes ayant obtenu l'asile.

Le projet initial, lancé en mars 2017, prévoyait d'héberger des demandeurs d'asile en attente du traitement de leur dossier. La préfecture assure que le site de la Gèmerie sera utilisé pour "de courts séjours", le temps "d'une première phase d'accompagnement renforcé dans un hébergement collectif avant d'accéder à un logement et de s'intégrer durablement".

Déjà un recours, bientôt un arrêté ?

Le statut des personnes hébergées importe peu pour le maire d'Arnage, Thierry Cozic, qui reste opposé à la transformation de l'hôtel. "Ce lieu n'était pas adapté il y a un an, c'est toujours le cas !" Ce site avec "peu d'infrastructures" et une faible desserte par les transports en commun ne permet pas un accueil dans de bonnes conditions, estime-t-il. "C'est une zone à vocation touristique et économique. Depuis la fermeture du Formule 1, un restaurant a déposé le bilan et je suis très inquiet pour le devenir de cette zone".

Thierry Cozic précise que la commune "a déjà déposé une procédure pour casser la vente de l'hôtel" car "la déclaration d'intention d'aliéner, obligatoire, n'a jamais été faite". Cet été, il a constaté "des travaux sans aucune demande d'autorisation. Je l'ai fait constater par huissier, j'ai enjoint le propriétaire de l'hôtel à me fournir des explications et remplir les formulaires adéquats. A défaut, je devrais prendre un arrêté d'interdiction des travaux". Thierry Cozic prévoit de convoquer un conseil municipal extraordinaire à la rentrée.

"Tout a été fait en catimini", regrette le maire. Il a par exemple appris la mise en place d'un comité de suivi par le préfet en lisant nos confrères du Maine Libre.

Adoma (ex-Sonacotra), plus gros bailleur social en France, est un groupe 100% public. Aucun porte-parole de l'entreprise n'était joignable ce vendredi.