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Société

Arrêté anti-glyphosate : "C'est la responsabilité de la mairie de protéger la population"

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Par , , France Bleu Bourgogne

invitée de France Bleu Bourgogne, la première adjointe à la mairie de Dijon l'affirme : tant que la loi ne sera pas à la hauteur de l'enjeu climatique et sanitaire, il appartiendra aux élus de lutter contre l'usage des pesticides.

Nathalie Koenders, première adjointe à la ville de Dijon dans les studios de France Bleu Bourgogne
Nathalie Koenders, première adjointe à la ville de Dijon dans les studios de France Bleu Bourgogne © Radio France - Stéphane Parry

La guerre contre les pesticides est lancée, et cette fois les mairies sont en première ligne. Certains élus veulent se débarrasser des produits phytosanitaires, dangereux pour la santé de leurs administrés. On l'a vu à Langouët en Bretagne ces derniers jours, le maire Daniel Cueff avait pris un arrêté en ce sens. La justice vient de suspendre son arrêté, estimant qu'il n'est pas compétent en la matière pour prendre une telle décision.

Dijon et Chenôve dans les pas de Langouët

Mais ce n'est peut-être que partie remise parce que plusieurs villes en France ont pris des arrêtés similaires, comme ici à Dijon ou à Chenôve, où l'on ne veut plus entendre parler de glyphosate. Pour l'instant, précise Nathalie Koenders, la première adjointe à la maire de Dijon, l'arrêté dijonnais "n'a pas été attaqué. L'objectif de cet arrêté il est double, il s'agit de protéger la population et puis de façon plus générale, d'aller plus vite pour préserver les générations futures et la biodiversité."

A l'heure qu'il est, l'utilisation du glyphosate est interdite pour les particuliers, et dans les espaces verts. "Pour les espaces verts", rappelle Nathalie Koenders, "la ville de Dijon est déjà exemplaire, nous n'utilisons plus de produits phytosanitaires depuis 2016. Mais aujourd'hui les professionnels le font encore, et notamment pour Dijon ça concerne les copropriétés. je suis allée à la rencontre de Dijonnaises qui a titre privées exploitaient des ruches. Eh bien l'ensemble des abeilles sont mortes, à cause de l'utilisation du glyphosate par une petite copropriété."

Un effet boule de neige ?

L'ambition secrète de la mairie dijonnaise, c'est d'embarquer d'autres communes, d'autres maires dans son sillage, pour arriver à un véritable effet de masse. "C'est vrai que c'est plutôt du ressort de la loi, sauf qu'aujourd'hui, ça avance très peu, alors j'entends qu'il faut trouver de nouvelles molécules pour aider les agriculteurs, mais je pense qu'avec l'urgence climatique, le principe de précaution doit s'appliquer. Et on espère fortement (que d'autres villes suivront, ndlr) on espère qu'il y aura cette conscience écologique qui va remonter au plus haut, aujourd'hui les gens attendent des actes, et ça, c'est un acte." Même si Nathalie Koenders le confesse : à Dijon, en dépit de cet arrêté, on n'est pas totalement à l'abri du glyphosate.

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