Société

Arrêtés anti-burkini : quatre villes de la Côte d'Azur assignées en justice

Par Raphaël Godet, France Bleu Azur, France Bleu Provence et France Bleu lundi 29 août 2016 à 16:16 Mis à jour le lundi 29 août 2016 à 17:03

Le burkini a été interdit sur les plages de plusieurs communes ces dernières semaines
Le burkini a été interdit sur les plages de plusieurs communes ces dernières semaines © AFP - AFP - FETHI BELAID

Le comité contre l'islamophobie (CCIF) a annoncé ce lundi avoir assigné en justice Nice, Menton, Roquebrune-Cap-Martin et Fréjus. Quatre villes de la Côte d'Azur qui ont pris ces dernières semaines des arrêtés interdisant les burkinis sur les plages.

Fort de l'invalidation de l'arrêté anti-burkini de la mairie de Villeneuve-Loubet par le Conseil d'État, le comité contre l'islamophobie (CCIF) a décidé d'amplifier sa contre-attaque. L'avocat de l'association a en effet annoncé ce lundi qu'il assignait en justice Nice, Menton, Roquebrune-Cap-Martin et Fréjus pour obtenir la suspension du même arrêté.

Dans le cas de Fréjus, l'audience aura lieu devant le tribunal administratif de Toulon ce mardi à 14h30. Dans les cas de Nice, Menton et Roquebrune-Cap-Martin, elle aura lieu mercredi matin devant le Tribunal Administratif de Nice.

Vendredi, le Conseil d'Etat a suspendu l'arrêté de la commune de Villeneuve-Loubet. Il a estimé que les tenues de baignade intégrales ne troublaient pas l'ordre public.

Mais plusieurs villes voisines, comme Nice ou Menton, ont refusé de plier. Elles ont décidé de continuer à verbaliser tant que leur arrêté ne serait pas formellement invalidé par les juridictions administratives. Plusieurs élus réclament par ailleurs une loi sur ce sujet.

L'exception Antibes

Dans les Alpes-Maritimes, Antibes est la seule grande commune balnéaire du littoral à n'avoir pas pris un arrêté similaire. Dans les communes où l'interdiction avait cours, des femmes simplement voilées ont été invitées à quitter la plage, une situation qui a valu à la France d'être montrée du doigt à l'étranger.

"La loi sur la laïcité autorise l'exercice du culte, même à l'extérieur, mais l'arrêté municipal, lui, interdit tout manifestation de signes religieux ostentatoire. Cela concerne toutes les religions même si dans les faits on voit bien que les seules personnes inquiétées sont de confession musulmane", a commenté Maître Sefen Guez Guez, l'avocat du CCIF.

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