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Dossier : Assassinat de Samuel Paty

Assassinat de Samuel Paty : faut-il en parler aux enfants et comment?

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Par , France Bleu Provence

Face à cet attentat et à l'horreur de l'assassinat de Samuel Paty, professeur d'Histoire-géographie au collège de Conflans-Sainte-Honorine, nombreux sont les parents ou les grand-parents pendant ces vacances scolaires qui hésitent entre parler avec eux de ce qui s'est passé, ou se taire.

Des collégiens et leurs parents viennent déposer des gerbes de fleurs, bougies, dessins devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine en hommage à Samuel Paty
Des collégiens et leurs parents viennent déposer des gerbes de fleurs, bougies, dessins devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine en hommage à Samuel Paty © Maxppp - Michael Bunel

Depuis  la mort tragique de Samuel Paty, ce professeur d'Histoire-géographie assassiné à la sortie de son collège de Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines, décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet pendant son cours, les informations tournent en boucle sur les chaines de radio ou de télé.  On peut y voir ou entendre des témoignages émouvants, des propos ou des images qui peuvent choquer, sans parler du déferlement sur les réseaux sociaux, et en pleine période de vacances scolaires, les parents ou les grand-parents  hésitent entre parler avec les enfants de ce qui s'est passé, ou se taire.  Gregory est papa de 3 enfants dont 2 au scolarisés au collège  "bien sûr on en parlé, on n'égorge pas les gens ! mais ils ont déja vécu les attentats de Charlie et du Bataclan et on en avait beaucoup parlé avec eux à l'époque". Jean-Marc lui , a 4 enfants, 6 ans, 7 ans, 13 ans et 14 ans _"_on n'a pas regardé les images ensemble mais on en parlé avec les plus grands pour savoir comment ils ont vécu les choses et ce qui en ressortait pour eux" mais  il reconnait qu'en ce qui concerne les deux petits de 6 et 7 ans, il n'est  absolument pas question de leur en parler,  "ce n'est pas de leur âge! je  préfère les protéger".

"Ne pas leur en parler, c'est impossible" - Professeur Marcel Rufo, pédopsychiatre

Pour le pédopsychiatre Marcel Rufo, il faut en parler aux enfants, du moins au plus grands: "tout le monde ne parle que de ça, les enfants seraient inquiets et s’imagineraient des choses encore plus terribles que ce qui s'est passé d'horrible si on ne leur dit pas. _Si les parents le cachent, ça va être dangereux pour les enfants__".  _Le pédopsychiatre qui bien sûr conseille aux parents de ne pas donner les détails épouvantables, mais de leur dire qu'il y a eu un assassinat sur un professeur: "c’est obligatoire. Le monde n'est pas "Bisounours", on le voit avec cette horrible affaire, en protégeant les enfants de tout, en les mettant dans une bulle hyper confortable, les parents les mettent paradoxalement en danger, il faut que les enfants comprennent que le monde n'est pas un monde idéal, où tout se passe bien, où tout est rose, tout est gentil, non non." Marcel Rufo qui met toutefois en garde les parents des enfants plus petits, les 5/6 ans, "il faut être prudent avec cette tranche d'âge car c'est le moment où ils acquièrent l'idée de la mort, certains enfants peuvent être plus fragiles que d'autres".  Tous les établissements scolaires observeront une minute de silence après les vacances de la Toussaint, le 2 novembre . 

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