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Assistants sexuels pour les personnes handicapées : le gouvernement relance le débat

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Par , France Bleu
France

Estimant que "la société a mûri", le gouvernement relance la réflexion sur le recours à des assistants sexuels pour les personnes handicapées. Le Haut conseil à l'égalité a déclaré ce mardi s'opposer "fermement à la proposition d'aidants sexuels pour les personnes handicapées".

Saisi en 2012, le CCNE n'avait pas donné de feu vert à la mise en place d'aidants sexuels (photo d'illustration).
Saisi en 2012, le CCNE n'avait pas donné de feu vert à la mise en place d'aidants sexuels (photo d'illustration). © Maxppp - Philippe Lissac

Alors que le gouvernement avait rouvert le débat sur les assistants sexuels pour les personnes handicapées dimanche, le Haut conseil à l'égalité (HCE) annonce s'y opposer fermement ce mardi 11 février dans un communiqué. 

"Je suis très favorable à ce qu'on puisse accompagner (la) vie intime, affective et sexuelle" des personnes handicapées, avait déclaré la secrétaire d'Etat Sophie Cluzel lors du "Grand Rendez-vous" Europe 1/CNews/Les Echos ce dimanche, à deux jours de la conférence nationale du handicap présidée Emmanuel Macron. Le gouvernement a donc rouvert un débat sensible, estimant que "la société a mûri" sur ce sujet, et a saisi le Comité consultatif national d'éthique (CCNE).

"Tout l'enjeu" de "ma politique, c'est de remettre les personnes handicapées en pleine citoyenneté, dans le respect et la dignité", a souligné la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées. En recourant à des assistants sexuels, il ne s'agit pas "d'ouvrir un réseau de prostitution, cette question est totalement ridicule, à côté de la plaque", a-t-elle assuré.

Opposition ferme du HCE

Le Haut conseil à l'égalité à rétorqué dans un communiqué qu'il s'opposait "fermement à la proposition d'aidant(es) sexuel(les) pour les personnes handicapées". Le HCE est l'instance nationale consultative indépendante chargée de la protection des droits des femmes et de la promotion de l'égalité des sexes.

Le recours à des aidants sexuels serait "une forme de légalisation de la prostitution" - Le HCE

Le HCE s'offusque : "Légaliser l'achat de services sexuels serait contraire à notre législation contre l'achat de prostitution". Le recours à des aidants sexuels serait "une forme de légalisation de la prostitution", tonne le HCE. "Le HCE exhorte le gouvernement à ne pas dissocier la légitime aspiration de toute personne, quel que soit son état de santé ou de handicap, à une vie affective et sexuelle dans le respect de l’autre combat contre l’exploitation des êtres humains et la marchandisation des corps", conclut le communiqué    

Le CCNE déjà saisi en 2012

Saisi en 2012, le CCNE n'avait pas donné de feu vert à la mise en place d'aidants sexuels, que certaines associations souhaitaient voir autorisés en France. "Il n'est pas possible de faire de l'aide sexuelle une situation professionnelle comme les autres en raison du principe de non-utilisation marchande du corps humain", avait considéré le CCNE dans son avis. "La complexité de ce qui y est mis en jeu nous oblige à entendre les questions dérangeantes sur la dignité, la vulnérabilité, et les limites de ce qui est éthiquement acceptable", avait-il noté, jugeant "difficile d'admettre que l'aide sexuelle relève d'un droit-créance". 

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