Société

Assomption et jubilé : une communion un peu spéciale pour des milliers de pèlerins au Puy-en-Velay

Par Angy Louatah et France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 15 août 2016 à 18:25

C'est cette scène digne d'un festival de rock qui a accueilli la messe du 15 août.
C'est cette scène digne d'un festival de rock qui a accueilli la messe du 15 août. © Radio France - Angy Louatah

Chaque année, les festivités de l'Assomption attirent de nombreux fidèles au Puy-en-Velay. Mais ce 15 août était particulier pour deux raisons. D'une part, c'était la fin du "jubilé du grand pardon. De l'autre, les attentats qui ont frappé la France cet été restaient gravés dans les esprits.

La plupart des magasins étaient fermés, la statue de la Vierge Noire a été portée par les pénitents à travers les rues de la ville, une messe a rassemblé les fidèles dans la matinée. Mais à n'en pas douter, ce 15 août n'était pas tout à fait ordinaire au Puy-en-Velay. Il y a deux raisons à cela. D'abord, parce qu'il y avait également le "jubilé du grand pardon", qui a démarré le 23 mars dernier et s'est achevé lors de la messe matinale de ce 15 août. Un événement rare, très rare même (le prochain aura lieu en 2157 !), qui a attiré de nombreux pèlerins, comme Anne : cette jeune fille chante dans la rue avec un groupe d'une quinzaine de jeunes chrétiens depuis plusieurs jours. Pour elle, ce 15 août un peu spécial est un cadeau de la Vierge Marie, un don du ciel :

Je n'arrive pas trop à réaliser, c'est une grande joie dans les temps un peu troubles que traverse notre pays. C'est une chance de pouvoir nous rassembler pour prier. Cela nous fait penser que cette terre de chrétienté va se relever !"

Pour Anne, ce 15 août offre une chance de se rassembler

La messe dans un jardin public plutôt qu'en la cathédrale Notre-Dame

Selon le diocèse, la messe a réuni environ 4.000 personnes. Dans la foulée, les fidèles ont accédé aux demandes de Monseigneur Barbarin qui avait appelé plus tôt dans la matinée à "prier pour la France". Car il faut bien dire que ces attentats étaient présents dans les esprits. Les organisateurs ont renforcé le dispositif de sécurité pour pouvoir maintenir ces festivités. Le jardin Henri-Vinay du Puy-en-Velay a été choisi pour des raisons de sécurité. Peggy, fidèle originaire de Bretagne, avoue même être principalement venue pour "prier pour la France". Globalement, les pèlerins ont profité de cette journée de communion un peu spéciale :

"C'est le culte qui reprend ses droits" (Romain, un fidèle)