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Société
Dossier : Attaque à la préfecture de police de Paris

Attaque à la préfecture de police de Paris : un rassemblement de soutien au tueur est interdit

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Un rassemblement de soutien à l'auteur de la tuerie de la préfecture de police prévu jeudi à Gonesse est interdit, annonce ce mercredi la préfecture du Val-d'Oise. Cette manifestation est "une infamie", avait réagi Christophe Castaner. Son initiateur a été placé en garde à vue.

Christophe Castaner à la cérémonie-hommage à la préfecture de police de Paris
Christophe Castaner à la cérémonie-hommage à la préfecture de police de Paris © Maxppp - Olivier Corsan

Paris, France

La préfecture du Val-d'Oise annonce ce mercredi dans un communiqué avoir pris un arrêté : "La manifestation déclarée par l'association "Force citoyenne 93" devant se tenir le 10 octobre 2019 devant la mairie de Gonnesse (95) est interdite. " L'initiateur du rassemblement, Hadama Traoré, a lui été placé en garde à vue mercredi soir.

Considérant qu'au regard de la particulière gravité et du caractère très récent des actes commis par Mickaël Harpon (...), une manifestation dont l'objet viserait à les justifier ou à les relativiser, voire à soutenir leur auteur serait susceptible de causer un trouble grave dans les consciences.

Christophe Castaner avait réagi avec virulence à l'annonce de cette manifestation

"Une infamie, une insulte à la mémoire de nos policiers" : le ministre de l'Intérieur a dénoncé avec virulence ce mercredi la demande de manifestation de soutien au tueur de la préfecture de police de Paris. L'appel à manifester a été lancé par Hadama Traoré. 

Ce rassemblement prévu à Gonesse jeudi va être interdit, avait annoncé Christophe Castaner.

Le ministre de l'Intérieur se tourne vers le procureur de la République

Christophe Castaner a également annoncé son intention d'alerter la justice à la suite des propos tenus par l'organisateur de l'événement.   

"J'ai demandé à ce que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République, sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale", a complété le ministre.  

Hadama Traoré estime que le tueur a "juste pété les plombs"

Hadama Traoré, qui s’était fait connaître en mai comme le "candidat des banlieues" lors des élections européennes, a posté un message sur Facebook où il affirme que l'auteur de la tuerie, Mickaël Harpon, "n'est pas un extrémiste religieux" et il appelle donc à un rassemblement devant la mairie de Gonesse (Val-d'Oise) jeudi après-midi. Selon lui, le tueur "a juste pété les plombs", dit-il, évoquant les brimades et discriminations que l'homme aurait subies du fait de son handicap auditif. 

L'initiateur du rassemblement a été placé en garde à vue mercredi soir pour "menaces et actes d'intimidation sur une personne exerçant une fonction publique ou d'utilité collective", "menaces de crimes contre les personnes" et "outrage", a indiqué le parquet de Bobigny. Son domicile a été perquisitionné, l'enquête est confiée à la Sûreté départementale.

A droite comme à gauche les réactions scandalisées se multiplient

Droite et extrême droite, mais aussi certains à gauche, sont vent debout mercredi contre l'organisation de cet hommage au tueur de la préfecture de Paris, et réclament son interdiction et pour certains la poursuite de ses initiateurs.  

"Bien sûr il faut l'interdire, il n'y a même pas de question à se poser", a réagi Frédéric Péchenard, vice-président (LR) de la région Ile-de-France et ancien directeur général de la police nationale.

"Comment croire qu'Emmanuel Macron pourrait lutter contre "l'hydre islamiste" alors qu'il n'arrive même pas à faire interdire une manifestation de soutien à l'assassin de quatre policiers organisée par un ver de terre?", a demandé Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, sur Twitter.  

A gauche aussi des voix se sont élevées contre cette manifestation. Yannick Jadot, patron d'EELV, a considéré "cette forme de légitimation d'un attentat absolument abominable est scandaleuse". "On est vraiment parfois au bout de l'abject et du cynisme", a-t-il déploré.   

Le Parti radical de gauche a de son côté demandé "l'interdiction pure et simple de la manifestation de la honte et de l'immonde organisée en soutien au tueur de la Préfecture de police".

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