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Société

Attaquée en justice pour avoir dénoncé publiquement la fin de vie indigne de sa mère aux Opalines de Foucherans

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

Le 16 juin, Michèle Fléchon perd sa mère Jeannine qui meurt de la gangrène et dans d'atroces souffrances aux Opalines de Foucherans. Elle est aujourd'hui poursuivie par le médecin référent de l'EHPAD pour avoir dénoncé publiquement une fin de vie indigne selon elle.

Michèle Fléchon avec la photo de sa mère, Jeannine, morte le 16 juin de la gangrène aux Opalines de Foucherans, et la citation à comparaître devant le tribunal de Lons-le-Saunier.
Michèle Fléchon avec la photo de sa mère, Jeannine, morte le 16 juin de la gangrène aux Opalines de Foucherans, et la citation à comparaître devant le tribunal de Lons-le-Saunier. © Radio France - Dimitri Imbert

Foucherans, France

Encore une affaire qui risque de faire de la mauvaise publicité aux Opalines. L'an passé, les aide-soignantes de cet EHPAD de Foucherans près de Dole dans le Jura ont mené plus de 100 jours de grève pour dénoncer leurs conditions de travail et de prise en charge des patients. Aujourd'hui, la fille d'une ex-pensionnaire des Opalines s'indigne. Michèle Fléchon, une habitante de Doucier, y a perdu le 16 juin  sa maman Jeannine des suites d'une gangrène.  

Elle souffrait le martyre et demandait à mourir" - Michèle Fléchon

"Vu son âge, 90 ans, elle n'était plus opérable. Elle n'a reçu qu'un patch de morphine et un anti-douleur et au bout de quinze jours, cela ne suffisait plus. Elle souffrait le martyre et demandait à mourir", se souvient Michèle. "L''infirmière-cadre a alors demandé au médecin de signer la feuille de soins palliatifs et la prise en charge d'hospitalisation à domicile... ce que le médecin a refusé", s'indigne encore Michèle.

Michèle Fléchon : "Le médecin a refusé de signer la feuille de soins palliatifs".

Michèle Fléchon s'en est émue dans une lettre ouverte publiée sur Facebook, ce qui lui vaut aujourd'hui d'être assignée en justice pour injures publiques et diffamation par le médecin mis en cause.

C'est compliqué de faire le deuil de sa mère dans ces circonstances" - Michèle Fléchon

Elle reconnaît des termes crus mais les assume, "parce qu'il y a aussi une colère, un contexte. J'ai regardé ma mère mourir tous les jours pendant un mois et demi. C'est compliqué de faire le deuil de sa mère dans ces circonstances".

Michèle Fléchon : "J'ai regardé ma mère mourir tous les jours pendant un mois et demi."

Le médecin mis en cause n'a pas souhaité répondre directement à nos sollicitations car il a déjà dû faire face, dit-il, à "un déchaînement incroyable avec _menaces de mort_". Selon lui, "tout est faux dans cette lettre particulièrement insultante et diffamante"

Michèle Fléchon est convoquée le 30 octobre au tribunal de Lons-le-Saunier, elle se fera représenter par son avocat. La date exacte de son procès n'a pas encore été fixée.