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Attentat de Conflans : les étudiants caennais toujours déterminés à se tourner vers l'enseignement

Comment aborder le métier de professeur après la décapitation vendredi de Samuel Paty, enseignant dans les Yvelines, pour avoir montré des caricatures ? Après le choc, les étudiants caennais qui veulent enseigner restent déterminés mais s'interrogent sur la façon d'aborder la laïcité.

Plusieurs dizaines d'étudiants s'étaient rassemblés lundi midi à l'université de Caen lundi midi pour une minute de silence
Plusieurs dizaines d'étudiants s'étaient rassemblés lundi midi à l'université de Caen lundi midi pour une minute de silence © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Comment parler de religions, de laïcité à ses élèves ? Si les futurs enseignants avaient déjà cette question en tête, l'attentat de vendredi lui donne une autre tournure. Alors que des rassemblements en Normandie et un hommage national à Samuel Paty sont prévus ce mercredi, les étudiants caennais qui comptent devenir profs s'interrogent sur la façon d'exercer leur futur métier. 

L'école comme cible

"Le fait de se dire que les enseignants sont potentiellement touchés par ce genre d'attentats, c'est dur à prendre en compte car on contribue beaucoup au partage des valeurs", lance Yann, en licence 3 d'histoire. L'étudiant compte bien devenir prof : "qu'il y ait des risques, ça existe depuis longtemps, mais que ça arrive dans un contexte d'attentat, c'est une dimension qu'on doit intégrer maintenant".

C'est l'école attaquée aujourd'hui, qu'est-ce que ce sera demain ? 

"Ce genre d'événements ne doit pas éteindre des vocations, au contraire, il faut que ça incite, car cet événement est lié à un manque d'enseignement, estime Damien Klaeyle, vice président étudiant au conseil d'administration de l'université de Caen. En sixième année de médecine, il envisage de suivre lui aussi cette voie. L'attentat de vendredi n'y change rien : "il y a une inquiétude, oter une tête, c'est vouloir montrer une suppression du savoir, lance-t-il. Mais il faut continuer à aller vers l'enseignement".

La laïcité, délicate à enseigner ?

C'est un numéro d'équilibriste auquel s'attendent ces étudiants une fois qu'ils seront face à leurs classes. "L'enseignement de la laïcité doit prendre en compte les élèves qu'on a en face de soi, reconnait Yann. Il faut opérer un basculement, par exemple montrer des caricatures de personnages opposés. Il faut vraiment faire attention et ne pas mettre à l'écart certains". Comment trouver ce juste milieu ? "Bonne question, répond l'étudiant, j'espère bien l'apprendre un jour avec l'expérience !"

Enseigner aussi à des parents, c'est beaucoup plus compliqué.

"Quand on fait de l'enseignement, c'est un jeune qu'on éduque, mais derrière il y a une famille avec des habitudes et des méthodes de pensée, lance Damien Klaeyle. Certaines choses nécessitent d'accompagner les parents et _c'est toute une communauté éducative qui doit se mobiliser_. Montrer une caricature en cours, ce n'est pas se moquer d'une religion, mais bien apprendre à vivre dans un monde où il y a de la caricature et de la satyre".

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