Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Attentat de Nice

Attentat de Nice : le silence des Toulousains en hommage

-
Par , France Bleu Occitanie

Comme partout en France ce lundi midi, la vie s’est arrêtée le temps d’une minute de silence à Toulouse. Sur la place du Capitole, entre 500 et 700 Toulousains se sont réunis. Les métros, les tramways et les bus se sont arrêtés également.

Entre 500 et 700 personnes réunies place du Capitole à Toulouse pour une nouvelle minute de silence
Entre 500 et 700 personnes réunies place du Capitole à Toulouse pour une nouvelle minute de silence © Radio France - Faustine Mauerhan

Quand les cloches ont sonné midi tapantes ce lundi, les 500 à 700 Toulousains réunis au Capitole ont baissé la tête et respecté une minute de silence impressionnante. Le petit train touristique, les bus, les vélos, les passants ont marqué la pause avant une salve d’applaudissements et une courte Marseillaise.

Des larmes et de l’incompréhension

Les Toulousains et Toulousaines, très émus, ont allumé des bougies et déposer des bouquets de fleurs sur les bancs de pierre de la mairie. En larmes, Marie ne comprend pas qu’on en arrive à ça. "Il n’y a pas de mots pour décrire ça, c’est horrible et il faut que ça s’arrête, demande la mère de famille. Il y a trop de victimes, je ne comprends pas qu’on en vienne à de tels actes." Accroupie devant sa fille de trois ans, Claire, elle, ne veut pas "donner trop de détails, c’est un peu tôt pour lui montrer l’horreur humaine", mais la jeune maman explique quand même à fille ce qu’il s’est passé. "Je lui explique que comme dans le Roi Lion où Mufasa est au ciel, des gens sont montés vers les étoiles et qu’il faut se taire une minute pour penser à eux."

Les Toulousains ont déposé des bougies, des fleurs et des mots sur les bancs en pierre du Capitole.
Les Toulousains ont déposé des bougies, des fleurs et des mots sur les bancs en pierre du Capitole. © Radio France - Faustine Mauerhan

"C’est grave de profiter de ces choses-là pour faire une campagne électorale"

Mais les Toulousains réunis au Capitole ont aussi voulu passer un message à la classe politique. Jacques par exemple ne trouve pas normal que les élus soient au premier rang de cette minute de silence. "Moi je suis là parce que ça m’a touché, ça me touche toujours mais je trouve dramatique que cela tombe à point nommé pour certaines personnes. C’est grave de profiter de ces choses-là pour faire une campagne électorale", déplore le Toulousain.

Patrick : "Arrêtons les paroles et agissons sur le terrain pour se respecter les uns et les autres."

Ce n’est pas Patrick qui dira le contraire. Lui voudrait que les polémiques cessent et que les Français se "retroussent les manches" pour vivre ensemble. "C’est un éternel combat, ce n’est pas évident et cela va prendre du temps mais il ne faut pas lâcher. C’est difficile, moi je fais partie d’associations, tous les jours je me bats, ça va prendre du temps mais il faut s’accepter les uns et les autres", explique le bénévole qui voit dans ce rassemblement de midi une preuve "qu’on ne va pas céder."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess