Société

Attentat : les entreprises de surveillance carburent

Par Caroline Pomès, France Bleu Périgord mardi 2 août 2016 à 20:53

Seul équipement pour certains vigiles : brassard orange et détecteur de métaux
Seul équipement pour certains vigiles : brassard orange et détecteur de métaux © Radio France - Olivia Cohen

Après les attentats, de nouvelles mesures de sécurité ont été imposées aux festivals en Dordogne. Les entreprises de surveillance et de sécurité ne savent plus où donner de la tête

Etat d'urgence oblige, les organisateurs de festivité ont du s'organiser différemment cet été. Pour ceux qui rassemblent le plus de spectateurs comme la fête du couteau ce week-end, il a fallu doubler les effectifs d'agents de sécurité. La Préfecture du département leur a envoyé une "note de sécurité" spécifique rédigée juste après les attentats de juillet, dans laquelle certaines mesures de sécurité étaient accentuées. Même les plus petits rassemblements ont du engager plus de personnel. A Saint-Aulay, le festival des musiques épicées a dépensé 800 euros de plus sur son budget sécurité. « Nous avons fait appel à 3 agents supplémentaires, explique son directeur, José de Almeida. Nous avons également engagé une femme pour faire les palpations. »

Les agents doivent pouvoir en effet fouiller les visiteurs à l'entrée. Une nouvelle fonction qui n'existait pas forcément avant l'attentat de Nice. Face à ces nouvelles demandes, Marie Leroy, gérante du groupe Sécurité prévention protection a décidé de former ces 200 agents à la palpation. « Nous nous adaptons aux demandes, raconte-t-elle. Et elles sont de plus en plus exigeantes, attentat après attentat. »

« Après Nice, ils demandent de placer des plots en métal à la place des barrières de sécurité classiques. » - Marie Leroy, gérante d'une société de sécurité.

Un domaine fructueux 

« Malheureusement, on gagne notre pain grâce aux attentats. » Marie Leroy est bien obligée de l'avouer, en sept ans, elle est passée de 9 agents de sécurité à plus de 200. Au mois de juillet, ses agents ont travaillé 4 000 heures de plus que l'année dernière et son école d'agents de sécurité est déjà complète pour la rentrée.