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Société

Attentats : les étudiants en médecine vont être mieux formés à soigner les victimes

mercredi 26 juillet 2017 à 16:57 Par Mooréa Lahalle, France Bleu

Dès la rentrée prochaine, les techniques de soins aux victimes d'attentat vont être enseignées à tous les étudiants en médecine afin d'être mieux préparés en cas de blessures à l'arme de guerre ou de victimes en très grand nombre.

Dès la rentrée prochaine, les techniques de soins aux victimes d'attentat, dont certaines issues de la médecine militaire, vont être enseignées à tous les étudiants en médecine.
Dès la rentrée prochaine, les techniques de soins aux victimes d'attentat, dont certaines issues de la médecine militaire, vont être enseignées à tous les étudiants en médecine. © AFP - GUILLAUME SOUVANT

Comment traiter des blessures à l'arme de guerre et soigner des victimes en très grand nombre ? C'est la question que soulève la revue médicale britannique The lancet à la suite des attentats qui ont touché la France. Dès la rentrée prochaine, les techniques de soins aux victimes d'attentat, dont certaines issues de la médecine militaire, vont être enseignées à tous les étudiants en médecine.

Une "attestation de formation aux gestes et soins d'urgences"

Après les attentats de Paris en 2015 et Nice en 2016, "ce risque peut toucher toute la France (...), y compris des endroits qui ne semblent pas aussi exposés que Paris et les grandes villes" et n'ont pas la même offre de soins d'urgence, explique à l'AFP le professeur Pierre Carli, chef du SAMU de Paris. C'est pourquoi il faut "former les médecins de demain" à cette éventualité.

Pierre Carli a cosigné un "retour d'expérience" sur les attentats avec sept autres professeurs dont les services avaient eu à intervenir (hôpitaux parisiens de l'AP-HP, CHU de Nice, sapeurs-pompiers de Paris et service de santé des armées). Publié mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet, ce document préconise d'enseigner aux généralistes et à tous les étudiants en médecine les techniques de soins aux victimes d'attentats. "Dans les rues de Paris (lors des attentats), il y avait des généralistes qui ne savaient pas forcément quoi faire", rappelle le professeur Carli.

Tout soignant, qu'il soit médecin, pharmacien ou dentiste, doit posséder une formation de base appelée "attestation de formation aux gestes et soins d'urgences" (AFGSU). Délivrée jusqu'à présent uniquement par les Centres d'enseignement aux soins d'urgence, elle pourra désormais l'être par les facultés de médecine et le service de santé des armées, explique à l'AFP le professeur Bruno Riou, chef des urgences de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Il précise que cela "devrait être opérationnel dans toutes les facultés à la rentrée universitaire 2017-18 et a déjà été intégré par certaines".

Des techniques de médecine militaire

Depuis les attentats de Paris en novembre 2015, les urgentistes ont commencé à être formés aux techniques de médecine militaire pour traiter des blessures à l'arme de guerre. Au premier rang de ces techniques, le "damage control": assurer sur place le minimum de soins nécessaires à la survie du patient avant sa prise en charge en milieu hospitalier.

Ces procédures feront désormais l'objet d'un enseignement approfondi dans le cadre du Diplôme d'étude spécialisé (DES) de certaines spécialités : médecine d'urgence, anesthésie-réanimation, médecine intensive et réanimation, chirurgie. "Dans ces spécialités, l'adaptation des enseignements est déjà en cours un peu partout", note le professeur Riou, lui aussi cosignataire du document publié mercredi.

Autre nouveauté : l'introduction d'un "enseignement sur les urgences collectives, y compris l'afflux de blessés en grand nombre", dans la formation commune à tous les internes, quelle que soit leur spécialité.