Société

Attentat de Berlin : la communauté allemande de Toulouse entre tristesse et résignation

Par Clémence Fulleda, France Bleu Toulouse et France Bleu mercredi 21 décembre 2016 à 6:00

La porte de Brandebourg aux couleurs de Berlin après l'attentat du 19 décembre.
La porte de Brandebourg aux couleurs de Berlin après l'attentat du 19 décembre. © Maxppp - Paul Zynken

Après l'attentat de Berlin qui a fait au moins 12 morts et une cinquantaine de blessés, beaucoup d'Allemands installés à Toulouse et dans les environs disent leur tristesse. Mais certains ne sont pas surpris. Après avoir connu les attentats en France, ils apparaissent presque comme résignés.

L'attentat de Berlin ce lundi 19 décembre a déjà fait au moins 12 morts et 48 blessés. Un camion a foncé dans la foule, rappelant l'attentat de Nice du 14 juillet dernier.

Suite à cet attentat, plusieurs membres de la communauté allemande vivant à Toulouse et dans l'agglomération ont exprimé leur tristesse, voire leur colère. Certains pourtant assurent qu'ils ne sont pas surpris.

Choqués mais pas surpris

Jennifer, une Berlinoise qui habite à Toulouse depuis un an, a pu joindre sa famille, qui est saine et sauve. Elle n'est pas vraiment étonnée de ce qui arrive :

"Ça me choque bien sûr, mais je ne suis pas surprise. On habite dans un monde qui est comme ça, avec la guerre partout. Je suis arrivée à Toulouse après les attentats à Paris et là j'ai été choquée ; mais avec le temps j'ai pris l'habitude de vivre avec. Je ne veux pas arrêter de vivre juste à cause de ça."

Birgit elle quitté l'Allemagne et le port de Hambourg pour Cornebarrieu il y a 30 ans. Et aujourd'hui plus que jamais, la quinquagénaire pense à son pays d'origine.

Depuis que je vis en France, avec tout ce qui est arrivé ces dernières années j'ai toujours craint que cela arrive en Allemagne. Je suis triste et je ne comprends pas.

"Il ne faut pas tomber dans le voyeurisme"

Elke, elle, refuse de comparer les douleurs : "Je me sens franco-allemande, j'ai été aussi triste pour Paris que pour Berlin".

Elle doit aller passer les fêtes chez ses proches, à Berlin.

Je vais aller voir ma famille, ça va certainement être plombé un petit peu, mais il ne faut pas tomber dans le voyeurisme.

Environ 10 000 allemands vivent dans l'agglomération toulousaine.